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40 ans, mode d'emploi, la famille
13 mars 2013

40 ans mode d’emploi

Véronique LE BRIS / Non classé Amour, Apatow, comédie, couple, crise de la quarantaine, famille, mariage, quarantaine, vie / 0 Comments

de Judd Apatow

Ca y est. Debbie et Pete, un des couples d’En cloque mode d’emploi, s’apprêtent à passer le difficile cap de la quarantaine. Ils sont mariés depuis un moment, la routine gangrène gentiment leur couple, l’une de leurs deux filles est projetée dans l’adolescence

et Pete (Paul Rudd) a de sérieux problèmes à régler : avec son père (re)devenu géniteur à l’âge de la retraite, avec sa boîte de disques ou avec sa verdeur sexuelle qui périclitent… Debbie (Leslie Mann), elle, a une libido au top et continue à vouloir que la vie de tous soit parfaite et surtout sous son contrôle… mais elle se passerait volontiers de fêter son anniversaire. Tranche de vie banale dans une famille normale. So what ?

A plat

Ce que je n’aime jamais chez Judd Apatow, c’est l’absence de distance qu’il prend avec ses sujets. En gros, il plaque une caméra dans la vie quotidienne d’une famille relativement banale et en filme la médiocrité. Mais, tout le ponde le sait, rien n’est plus dur que de donner du relief à la banalité, surtout durant 2h14.

Alors, justement, on attend de lui qu’il mette le doigt sur la plaie des petits travers avec une ironie ou un humour décapant. Ce n’est pas le cas ici, comme à son habitude. Tout est filmé de manière frontale, comme si une caméra vidéo suivait en permanence les deux protagonistes principaux et qu’un montage judicieux révélait les moments un peu plus significatifs de leur vie.

40 ans, mode d'emploi, la familleJ’aimerais que Judd Apatow s’engage, qu’il prenne un point de vue et le tienne, qu’il dénonce plus qu’il ne regarde, qu’il dégomme plus qu’il ne s’apitoie sur ses deux personnages, l’une control freak, l’autre ado mal fini tous les deux insupportables (mais qui est parfait ?) finalement si attachés l’un à l’autre. 

Si Apatow prenait de la hauteur, de la distance, plutôt que de multiplier les situations décapantes et les clichés, il signerait une fable grinçante sur notre vie quotidienne, en nous laissant le souffle coupé. Là, on s’en remet très bien, ne se disant finalement que chez soi est loin d’être pire qu’ailleurs. 

Avec Leslie Mann, Paul Rudd, Megan Fox, John Lithgow

2012 – USA – 2h14

Le monde fantastique d'Oz
13 mars 2013

Le monde fantastique d’Oz

Véronique LE BRIS / Non classé cinéma, fantastique, James Franco, magicien, magie, Mila Kunis, Oz, préquel, Rachel Weisz, sorcière / 0 Comments

Dès 9 ans

La mode est au « prequel », comprenez les films qui en précèdent d’autres, très célèbres et expliquent les origines des destins de leurs personnages. En 1939, Victor Fleming a tourné Le magicien d’Oz, bluette kitsch avec Judy Garland qui a bercé des générations.

En 2012, l’idée a pris à Disney de confier à Sam Raimi (réalisateur de films d’horreur et de la saga des Spider-man) un film qui explique la genèse du personnage d’Oz, ce magicien veule, sans succès et sans le sou, qui règnera pourtant plus tard sur le royaume d’Emeraude.

Le monde fantastique d'OzVoici donc  comment Oscar Diggs est transporté du Kansas au Pays d’Oz, un royaume imaginaire qui vivait heureux avant que trois fées sorcières ne se disputent la succession de leur père. Chacune le sait, le bonheur ne reviendra que lorsqu’un magicien réussira à pacifier les lieux. Oscar Diggs est-il ce sauveur tant attendu ?

Durant plus de deux heures, on assiste donc à la quête du fameux Oscar. L’histoire est longue à venir, longue à se dérouler et jamais vraiment intéressante. Bourré d’effets spéciaux, le film réalisé en 3D est plus spectaculaire que passionnant. Certaines scènes effrayeront  les plus jeunes, alors que l’histoire ne parlera pas aux plus grands. Seul le casting est à la hauteur des moyens déployés : James Franco est adorable, intrigant  et les fées (Mila Kunis, Rachel Weisz et Michelle Williams) convaincantes.

De Sam Raimi, avec James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz, Michelle Williams

2013 – USA – 2h07

En partenariat avec Grains de Sel

13 mars 2013

Jappeloup

Véronique LE BRIS / Non classé cheval, équitation, Guillaume Canet, Jappeloup, jeux olympiques, JO., Pierre Durand, saut d'obstacles / 0 Comments

De Christian Duguay

Dans les années 1980, un cheval et son cavalier ont dominé l’équitation française et même mondiale. A priori pourtant, Jappeloup n’était taillé ni pour la compétition, ni pour le saut d’obstacles : petit, nerveux, râblé, il était indiscipliné et indocile. Pierre Durand, son cavalier, l’a d’abord traité par le mépris avant de parvenir à en tirer le meilleur.

Des championnats de France aux Jeux Olympiques de Séoul, où ils décrochent  la médaille d’or,  ils ont formé ensemble  le duo équestre le plus performant et le plus titré de l’équitation française.

A cheval

Ce film hommage raconte par le menu et sans grande imagination l’histoire de Jappeloup, depuis ses débuts et jusqu’aux performances qu’il a partagé avec son cavalier, tissant un lien indéfectible pour le meilleur et parfois pour le pire.

Il faut aimer le cheval pour digérer les 2h10 de vie dans les manèges, les haras, les sauts d’obstacles et autres compétitions qui s’enchaînement les unes derrière les autres. Pour les fans, Jappeloup est un chapitre passionnant, les autres se lasseront vite de cette plongée dans l’univers équestre, et cela, même si c’est Guillaume Canet, ancien compétiteur, qui a écrit le scénario et qui joue le premier rôle, celui de Pierre Durand.

Avec Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil, Lou de Laâge, Tcheky Karyo, Jacques Higelin

2012 – France – 2h10

A partir de 10 ans

En partenariat avec Grains de Sel


Gael Garcia Bernal dans le film NO
6 mars 2013

No

Véronique LE BRIS / Non classé avenir, Chili, démocratie, dictature, Pinochet, politique, positif, publicité, referendum / 0 Comments

De Pablo Lorrain

Sous la pression internationale, le dictateur Augusto Pinochet est contraint, en 1988, d’organiser un referendum sur sa présidence. Pour la première fois, il offre une partie des écrans de la télévision chilienne à ses opposants politiques. Sûr de gagner ou bien de pouvoir manipuler les résultats, le clan Pinochet ne me méfie pas de René Saavreda, un jeune publicitaire brillant que l’opposition a engagé. Grâce à une campagne électorale innovante et super efficace, le NO l’emportera. Et cela, malgré la surveillance  constante de la dictature militaire.

Il suffisait d’un NO, mais d’un No bien senti, pour qu’un dictateur au lourd passif vacille. Refusant de jouer sur son bilan atroce, René Saavreda a eu l’intelligence de miser sur le futur, sur l’avenir que voulait se donner le Chili. De comprendre qu’à ce moment-là, en 1988, il pouvait jouer de la guerre entre les anciens et les modernes. C’est ce que montre le film de Pablo Larrain qui choisit, lui en douceur, de régler ses comptes à un passé douloureux. En douceur et surtout de manière très positive, puisque son héros que sa caméra quitte très peu est un homme certes impliqué mais pas un militant, plutôt un opportuniste doué, toujours avec deux coups d’avance en fin stratège social qu’il est.

Gael Garcia Bernal dans le film NOGael Garcia Bernal donne une fragilité intéressante à ce héros des temps modernes, publicitaire brillant, qui a le pays à ses pieds, mais qui a perdu sa femme et doit élever seul son fils de 9 ans.

Un bémol pour ce nommé à l’Oscar du meilleur film étranger : l’image hyper années 1980 qui date résolument le film dans le passé sans lui donner une dimension ni actuelle, ni universelle.

Avec Gael Garcia Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro…

2012 – Chili/USA – 1h57

4 filles en bikini en prison
6 mars 2013

Spring Breakers

Véronique LE BRIS / Non classé bombes, braquage argent, dérive, guns, jolies filles, maillot de bains, no limit, pétroleuses, sexy, spring break / 0 Comments

D’Harmony Korine 

4 nanas sexy mais fauchées se désespèrent dans les couloirs vides de leur université. Elles ont eu beau économiser, elles n’ont pas de quoi partir en spring break. Aux Etats-Unis, le Spring Break est une institution, l’exutoire nécessaire à des étudiants d’habitude concentrés sur leur scolarité ou occupés à gagner de quoi payer leurs études. Durant cette fameuse semaine de vacances, tout, absolument tout, est permis : la boisson, les filles/les mecs, la défonce et la fiesta non stop sur de la musique électro hyper formatée, le tout dans une station balnéaire au soleil du Mexique ou de la Floride.

Pour trouver l’argent nécessaire, les 4 pétroleuses braquent un fast-food. En Floride, où elles en profitent un max puis se font serrées par les flics lors d’une soirée. Le lendemain, à leur grande surprise, un caïd du coin, paie leur caution pour les libérer… Ah si la vie pouvait être un éternel spring break !

Bikinis fluos

Cinéaste expérimental, culte sous le manteau mais inconnu du grand public, Harmony Korine tient ici son premier film à visée commerciale. Il ne s’en cache pas. « Ce serait excitant que beaucoup de gens voient un film comme celui-ci », reconnaît-il. 

4 filles en bikini en prison

Ce ne serait pas très étonnant. La campagne d’affichage a été généreuse et sans doute efficace : quatre bombes en maillots de bains fluo et aux poses suggestives, dont ex- trois héroïnes Disney à la popularité forte, Vanessa Hudgens (High School Musical), Selena Gomez (Hannah Montana), Ashley Benson (Les mystères d’Eastwick). Et un bad boy interprété par un James Franco méconnaissable, mais toujours subtil.

Malgré ce martellement marketing, le film reste dans la ligne de ce que Korine sait faire : gratter la société américaine moyenne, intégrée où elle dérape, le fameux « white trash » qu’il explore mieux que personne, avec une caméra agile et sans jamais juger ses personnages. Même s’ils franchissent toutes les limites acceptables.

Cela reste sulfureux, très ancré dans l’image « teen pop » qu’on vend d’habitude sirupeuse (ici, c’est tout le contraire) mais sans doute moins profond, car moins sincère que ses films précédents. « La première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est l’image de jolies filles en bikini brandissant des flingues », avoue Harmony Korine. C’est aussi celle qui reste du film…

Avec Vanessa Hudgens, Selena Gomez, Ashley Benson, Rachel Korine, James Franco

2012 – USA – 1h32

27 février 2013

Boule et Bill

Véronique LE BRIS / Non classé Boule et Bill, caroline, chien, enfance, famille, gags, nostalgie, roux, spirou / 0 Comments

Dès 6 ans

Un petit garçon roux veut un chien. A la SPA, il tombe sur Bill, un cocker qui pense. C’est le coup de foudre. Et voilà donc le début de la cohabitation rocambolesque du chien et de sa nouvelle famille d’accueil.

Qui a eu un animal de compagnie se reconnaîtra dans ce film. Du premier jour où la place de chacun est à définir à celui où la relation devient indispensable, chaque étape est racontée comme l’était les sketchs dans la BD signée Jean Roba. Soit la vie quotidienne d’une famille légèrement modernisée par rapport aux premières BD. On est en 1976 (la BD date de 1959), la mère de Boule travaille et a quelques revendications féministes auprès d’un père, dessinateur industriel, un peu trop centré sur lui et sur son travail.

L’essentiel n’est pas là, mais plutôt dans la relation affectueuse qui lie Boule à Bill et à sa tortue Caroline et qu’une succession de gags nourrit chaque jour. C’est d’ailleurs le principal reproche qu’on peut faire à ce film, même si la succession des petites histoires a été dissimulée le plus possible. Le second étant le manque d’humour malgré une évidente bonne humeur.

Ca vaut largement Les vacances de Ducobu, même si on finit par se lasser de ce quasi recours systématique au filon nostalgique des auteurs.

D’Alexandre Charlot et Franck Magnier, avec Marina Fois, Franck Dubosc, Charles Crombez et la voix de Manu Payet.

2012 – France – 1h30

En partenariat avec Grains de Sel

27 février 2013

Sublimes créatures

Véronique LE BRIS / Non classé ado, adolescent, Amour, famille, maléfique, pouvoirs, saga, vampire / 0 Comments

Dès 13 ans

Les sagas Harry Potter et Twilight étant désormais derrière nous, place à celle de Sublimes créatures. Un énorme succès de librairie aux Etats-Unis (supérieur à celui de Twilight, dit-on) et qui s’étale en quatre volumes. Le premier, 16 Lunes, raconte la rencontre inattendue entre Ethan, un jeune homme tout à fait normal d’une ville ennuyeuse de Caroline du Sud, et Lena, une nouvelle élève de son lycée.

Lui qui n’attendait que son admission au collège pour quitter Gatlin, va voir ses projets singulièrement modifiés par Lena. Il en est sûr, c’est l’étrange fille qui hante ses rêves depuis quelques temps. Et plus il la connaît, plus il la trouve fascinante. Il y a de quoi… Car, en plus de vivre dans une maison extraordinaire, dans une ambiance très mystérieuse, Lena possède des pouvoirs étranges.

Encore une histoire de pouvoirs magiques et maléfiques… Mais, celle-ci a des arguments que n’avaient pas les autres sagas. D’abord, elle est assez réaliste, très implantée dans le quotidien d’une ville américaine où la vie s’écoule avec lenteur. Les acteurs aussi ont un côté accessible qui la rend plus crédible. Les effets spéciaux, très spectaculaires, sont utilisés à bon escient. Enfin, les dialogues sont plutôt amusants, avec un suspense qui donne évidemment immédiatement envie de voir la suite.

De Richard Lagravanese, avec Emmy Rossum, Alice Englert, Emma Thompson, Jeremy Irons…

2012 – USA – 1h58

En partenariat avec Grains de Sel


22 février 2013

Operacion E

Véronique LE BRIS / Non classé captivité, chantage, Clara Rojas, Colombie, Farc, histoire vraie, Ingrid Betancourt, Luis Tosar, malade, militaire, misère, otage, pauvreté, pression / 0 Comments

De Miguel Courtois Paternina

Fin 2007. La libération de plusieurs otages des FARC, en Colombie, est annoncée. Toutes les parties intéressées (la France donc, dont une ressortissante, Ingrid Betancourt, est détenue depuis quelques années) sont sur le qui-vive. Mais, rien ne se passe et personne ne comprend pourquoi l’annonce n’est pas suivie d’effet.

On imagine une énième manoeuvre politique des FARC, une négociation mal menée par le gouvernement officiel ou une intervention malhabile du Venezuela… Rien de tout cela, en fait. C’est Clara Rojas, ancienne directrice de campagne d’Ingrid Betancourt, qui est concernée. Sa libération est retardée, car le fils qu’elle a eu durant sa détention et qui devait l’accompagner sur le chemin de la liberté a été égaré !

Cauchemars

Le film retrace justement le parcours de cet enfant durant les deux ans et demis pendant lesquels il a été séparé de sa mère. Très mal en point, le bébé a été confié à un pauvre paysan pour être soigné. Puis, au hasard d’un enchainement de circonstances incroyables, comment il a  disparu… Mais, cet enfant n’est pas le seul à connaître un destin cruel. La famille du paysan concerné est plongée dans un véritable cauchemar kafkaïen dont ce film pourrait bien peut-être faciliter l’épilogue heureux.

En effet, Operacion E a été tourné en Colombie, au plus près des territoires concernés, en plein cœur de la jungle (parfois même dans d’anciens camps de prisonniers FARC) et avec les témoignages des principaux intéressés. On peut faire confiance au réalisateur Miguel Courtois, connu pour son engagement et pour son cinéma politique – on lui doit El lobo ou Gal, qui traitait chacun de l’ETA – pour s’être suffisamment renseigné à la fois sur cette histoire inimaginable et sur les conséquences que pourrait avoir son film sur ses protagonistes. Selon lui, il est légitime d’espérer que le paysan et sa famille finissent par être innocentés et pourquoi pas indemnisés. En tout cas, ce quasi-documentaire, dont les principaux rôles ont toutefois été confiés à des acteurs de renom, l’espagnol Luis Tosar et la colombienne Martina Garcia, va nécessairement remettre sur le devant de l’affiche le sujet plus ou moins réglé des FARC dont l’influence semble toutefois avoir décru ces dernières années. Mais, qu’on ne s’y trompe pas. Si le cinéaste ne prend nullement parti dans ce qui oppose les FARC au gouvernement colombien, il relate méthodiquement la brutalité physique et psychologique dont ces factions armées usent sur ceux qui ont la malchance de tomber sur eux.

Avec Luis Tosar, Martina Garcia, Gilberto Ramirez, Sigifredo Vega… 

2011– France/Espagne – 1h49

https://youtu.be/9ziRYu1K72M
20 février 2013

Chimpanzés

Véronique LE BRIS / Ciné-Mômes, Films, Mon blog chimpanzé, Disney, documentaire, Nature, singe, storytelling / 0 Comments

Dès 5 ans

Oscar est un bébé chimpanzé qui vit auprès de sa maman et sa communauté dans une grande forêt équatoriale d’Afrique. Il n’a pas encore un an et profite de la relation fusionnelle qui le lie à sa mère pour apprendre la vie : apprendre à se nourrir, à utiliser les outils, à comprendre les dangers qui le guettent, à socialiser et même à jouer.

Sa « tribu» menée par le vieux sage Freddy doit sortir de son territoire pour aller chercher de quoi manger. Mais, leurs « ennemis », une autre tribu de chimpanzés se défendent. Dans la lutte, Oscar perd sa mère et il lui faudra alors retrouver la protection d’un adulte pour pouvoir continuer à grandir… Avec Félins, Disney Nature avait prouvé qu’on pouvait raconter des histoires incroyables et inédites à condition de suivre pendant plusieurs années le même groupe d’animaux. Chimpanzés est un peu moins réussi, même s’il a fallu 3 ans de tournage dans des conditions extrêmes pour raconter l’histoire d’Oscar. Les images restent magnifiques, inoubliables, les rivalités intenses, mais l’émotion et le suspense un peu moins forts que dans le combat des lions, livré précédemment. Cela reste un documentaire captivant et une nouvelle manière extraordinaire de raconter la nature.

De Alasthair Fothergill et Mark Linfield, raconté par Ary Abittan

2012 – USA – 1h18

En partenariat avec Grains de Sel

 

 

 

 

20 février 2013

Des abeilles et des hommes

Véronique LE BRIS / Non classé abeilles, développement durable, écologie, espèce, homme, monde, pollen, pollinisation, survie / 0 Comments

Dès 8 ans

Albert Einstein aurait dit que si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. Sans envisager une échéance aussi radicale, ce documentaire suisse tente justement d’établir un bilan sur la situation des abeilles dans le monde.

Et il est catastrophique : entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis 15 ans sans réelle explication. Or, un tiers de ce que nous mangeons nécessite leur intervention, puisque les fruits et légumes n’existent que par la pollinisation. Nous avons donc besoin des abeilles, c’est ce qu’il faut retenir du message brouillon de ce film. En passant d’une exploitation à une autre, en multipliant les exemples et les contre-exemples à travers le monde, on finit par perdre le fil du discours. Car, si l’auteur explique que les abeilles sont vitales, il reconnaît aussi à plusieurs reprises qu’elles sauront muter et s’adapter pour survivre, comme elles l’ont déjà fait au Brésil et aux Etats-Unis, quitte à devenir dangereuses pour l’homme. Restent que les images sont très réussies (on plonge à plusieurs reprises au cœur d’un essaim ou d’une ruche), que certaines situations sont très éloquentes – en Chine notamment, où la pollinisation se fait à la main humaine, fleur par fleur-  et qu’il semble y avoir un espoir.

De Markus Imhoof

2012 – Suisse – 1h28

En partenariat avec Grains de Sel

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