Mariage à l’anglaise
De Dan Mazer
Voilà la comédie romantique de la semaine, anglaise cette fois et qui, comme celles sorties récemment, apporte quelque chose de nouveau au genre. 20 ans d’écart abordait la différence d’âge, Amour & turbulences le retour de l’ex et Mariage à l’anglaise commence par un mariage.
Alors quoi ? Le sort des deux principaux protagonistes de l’histoire serait-il scellé dès le début de l’histoire? Nan, évidemment. Mais, l’époque de la sur-consommation même maritale méritait bien son film.
Un an, pas plus
Nat et Josh ont beau n’avoir rien en commun, depuis qu’ils se sont rencontrés, ils vivent sur un petit nuage… et décident donc de convoler. Une cérémonie conventionnelle, suivie d’une lune de miel pleine d’amour puis d’un retour à la vie réelle où leurs différences, pour ne pas dire leurs oppositions, vont se révéler au grand jour. Le titre anglais (I give it a year) est d’ailleurs bien plus explicite et on comprend déjà que leur union passera difficilement le cap de la première année.
A ce début près, le reste de la comédie est plutôt conventionnelle si ce n’est qu’elle est anglaise et donc, qu’elle laisse donc une large place à l’humour britannique. Malheureusement pas à celui qu’on affectionne. Ici, les situations sont (volontairement) embarrassantes, lourdes, rarement subtiles, finalement assez proches de l’esprit franchouillard. Pas étonnant que le film ait obtenu le Grand prix du Festival de la comédie de l’Alpe d’Huez. Mais, pour le coup, c’est aussi ce qui nous fait fuir…
Avec Rosa Byrne, Anna Faris, Rafe Spall, Simon Baker…
2013 – GB – 1h37

Ca, c’est la recette du film. Aux dires de tous ceux et celles qui l’ont essayée, ce gâteau est immangeable… Yann Brys, Meilleur ouvrier de France 2011 en pâtisserie et chocolaterie et directeur de la création de Dalloyau, a eu pour mission de la réinventer. « J’ai gardé tous les ingrédients énumérés dans le film, dit-il. Pour conserver la densité de la pâte et la rendre plus moelleuse, j’ai ajouté des amandes, de la vanille de Madagascar et rééquilibré les proportions. Le cake est ensuite recouvert d’un glaçage à la pomme et pailleté d’or »… Et une bague dorée est glissée dans chaque gâteau.
Elle, c’est Julie (
Des bémols ? Les dialogues sont de niveau très variables mais s’améliorent nettement au fil du film, certains personnages secondaires sont insignifiants donc un peu inutiles (les voisins de l’avion, le steward etc…) tandis que d’autres, la mère de Julie, le pote d’Antoine ont eu une partition à défendre. La mise en place est un peu longue et rébarbative mais le film prend son envol quand on en est débarrassé.
Adapté d’une courte nouvelle de
Grâce à la subtilité de ses deux interprètes féminines, à la beauté des jeunes Dieux qui leur redonnent goût à la vie, et à la nature prolifique qui les accueille et qu’elle filme abondamment, Anne Fontaine parvient à jouer de la sensualité des relations sans jamais juger ses personnages. On parierait même qu’elle les envierait même, avec le goût de la transgression qui l’anime toujours, mais encore plus cette fois-ci.
Raconté comme cela, le film semble tenir debout. Ce n’est pas le cas. En voulant absolument reproduire l’incroyable énergie de la ville, le réalisateur se perd (et nous perd) dans les méandres de cette incroyable métropole où la loi du plus fort est souvent celle de la survie. C’est dommage car une structure plus solide aurait permis d’adhérer à la cause de ses enfants shégués tout en plongeant dans le cœur vivant d’une des plus fascinantes facettes de l’Afrique contemporaine.
Ce documentaire signée Shola Lynch revient sur son parcours. Avec une simplicité qui l’honore. Angela Davies est une jeune et brillante professeure de philosophie qui enseigne à l’Université de San Diego. Issue d’une famille politiquement engagée, elle devient membre actif d’une organisation qui soutient la cause noire, alors en pleine effervescence à la fin des années 1970 aux Etats-Unis. Elle milite pour une association proche du Black Panther Party et du parti communiste. Quand elle adhère au comité de soutien des frères Soledad (trois prisonniers accusés d’avoir assassiné un gardien de prison en représailles au meurtre d’un co-détenu), son destin bascule à jamais.
Bien documenté, regroupant à la fois des témoignages actuels et des documents d’archives rares, le deuxième film de la journaliste Shola Lynch dresse un portrait fidèle et complet de cette militante accomplie, toujours active aujourd’hui puisqu’elle a dédiée sa vie à de nombreux combat, tout en revenant sur une époque trouble, vivante, violente dont on a perdu le souvenir aujourd’hui. Passionnant.
C’est un film dur, « sec comme un coup de trique », revendique son réalisateur
Encore une comédie sur la notoriété ? Certes, mais celle-ci est loufoque, plus déjantée que toutes celles qu’on a vues jusqu’à présent. La faute à son humour belge, décalé, outrancier même dans les situations et à un casting de choix :
C’est une histoire attachante, à la morale qui prône évidemment la puissance de l’amitié et de la solidarité tout comme le nécessaire respect des différences que nous raconte ce film allemand qui tarde toutefois à démarrer. La réalisatrice prend trop de temps à définir ses personnages et finit par se répéter. On aurait aimé que l’aventure, avec ses différentes étapes, avec ses multiples rencontres arrive un peu plus vite et révèle alors les caractéristiques de chaque personnage. Rien de bien original donc dans ce film fait pour les tout-petits, mais l’ensemble (des dessins aux dialogues) reste de bonne facture.