Un été à Quchi
Délicate chronique d’enfance
Bao est en CM2 à Taïpei (Taïwan) et ses résultats scolaires laissent à désirer. Il faut dire que ses parents très occupés par leur travail envisagent de divorcer, que sa petite sœur Algue l’insupporte. Enfant taiseux, renfermé sur lui-même, il ne s’intéresse qu’aux jeux vidéo.
Purification
On l’envoie chez son grand-père veuf à la campagne pour l’été. Le premier contact est rude, les règles de vie trop strictes.

Il s’y résout et commence même à s’y plaire quand il intègre l’école du village où il est accueilli chaleureusement et quand il se lie d’amitié avec Mingchuan. Un bonheur de courte durée, car si la vie est plus douce à Quchi quà Taïpei, elle va aussi avec son lot de drames, de deuils.
Entre tradition et modernité
Film initiatique qui oppose la culture traditionnelle à la frénétique vie moderne des villes, « Un été à Quchi » est une chronique à la fois délicate et très dure de la vie d’un enfant asiatique aujourd’hui.

Délaissés par leur famille proche, obnubilée par la performance économique, les jeunes chinois, taïwanais ou coréens ont grandi loin de leurs racines et des valeurs ancestrales, dans un confort acquis mais qui ne suffit pas à leur épanouissement. Une génération sacrifiée qui va nourrir pendant plusieurs décennies l’inspiration des cinéastes de leur pays. A suivre donc…
De Tso-Chi Chang avec yang liang-yu, Kuan Yun-lung, Yen Yun-heng…
2013 – Taïwan – 1h49
En partenariat avec Grains de Sel









L’univers de Jeunet est reconnaissable entre mille, même quand il adapte un roman, en l’occurrence celui de Reif Larsen. Dès la première image, on reconnaît ses visuels chaleureux, soignés, ses personnages géniaux mais obsessionnels mal dans intégrés dans leur vie, ses fresques lyriques qui s’étalent sur toute une vie… ou tout au long d’un pays, comme ici. Dommage que ce nouveau film ne soit pas plus surprenant, car, même si elle est mélodramatique, l’histoire reste plate, les rencontres de TS peu déterminantes et le dénouement laborieux. A voir absolument en 3D tant cet aspect a été soigné et innove dans l’enrichissement des images et du récit.
Dorothy (Judy Garland) est toujours cette jeune fermière du Kansas, âgée de 16 ans qui est envoyée par une tornade dans le monde d’Oz. Elle y rencontre un épouvantail sans cerveau, un homme en fer-blanc sans cœur et un lion sans courage et y déjoue, grâce à son petit chien Toto, les pièges des sorcières du Nord et de l’Ouest. Elle poursuit son chemin (la longue route de briques jaunes) jusqu’à Oz, persuadée qu’il l’aidera à rentrer chez elle au Kansas. Mais, le veut-elle seulement ?
On y découvre un pays en voie vers une démocratie où la discipline laisse peu de place aux libertés individuelles, où le respect des plus faibles ne va pas de soi, où l’argent et la réussite sociale sont les seules valeurs d’une classe moyenne ambitieuse, laborieuse mais peu considérée…