Dolce Vita sur Seine
La 5e édition du festival de cinéma italien Dolce Vita sur Seine a débuté ce 1er juillet à l’Institut Culturel Italien. Jusqu’au 7 juillet, venez profiter d’avant-premières, de reprises, d’expos et de la découverte de 5 jeunes réalisatrices italiennes. Aux Arènes de Lutèce et dans le réseau Paris Cinéma Club.
Le cinéma italien en majesté
Dolce Vita sur Seine, le festival du cinéma italien de Paris, a ouvert sa 5e édition, mercredi 1er juillet 2026, à l’Institut Culturel Italien, par un hommage au 70e anniversaire du jumelage entre Rome et Paris. 70 ans d’échanges, ici culturels, entre deux capitales liées notamment par le cinéma. « Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris », en est la devise.

Et pour partager avec les parisiens cette passion commune, Giulia Conte, la programmatrice du festival, a proposé une masterclass passionnante sur Rome, à la fois ville et personnage de cinéma, et cela depuis 1905, date des premières prises de vues en Italie. Dans le cinéma italien, la rue est un spectacle que filment volontiers les cinéastes. Mais, très vite, après la deuxième guerre mondiale, ce ne sont plus les ruines romaines qui servent de décor mais ses nouveaux quartiers. « Après avoir inventé le péplum, Rome a vécu la modernité par le cinéma » a expliqué un historien lors de conférence. Et c’est bien vu, car c’est dans ce contraste entre ville réputée pour sa magnificence antique et son envie de ne pas être seulement un musée que sont né deux courants majeurs du cinéma contemporain: le néo-réalisme et la comédie italienne.
Le programme de cette 5e édition de Dolce Vita sur Seine leur rend hommage à travers la projection, dans les Arènes de Lutèce (quel symbole!) de :
- Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica, le 3 juillet au soir
- Affreux, sales et méchants d’Ettore Scola , le 4 juillet au soir
Bien d’autres films sont au programme, certains dûment restaurés par Cinecitta, un des plus grand studio du monde lors de sa création et emblème de la politique grandiloquente de Mussolini :
- Fellini Roma de Federico Fellini, jeudi 2 juillet
- L’homme au 100 visages de Dino Risi, vendredi 3 juillet
- Des oiseaux, petits et gros de Pier Paolo Pasolini, lundi 6 juillet
- Je la connaissais bien d’Antonio Pietrangeli, lundi 6 juillet
- La Chance d’être femme d’Alessandro Blasetti, lundi 6 juillet
- Les Frissons de l’angoisse de Dario Argento, mardi 7 juillet.
Les réalisatrices du cinéma italien
Même si c’est toujours un régal de revoir des films de la grande époque du cinéma italien, Dolce Vita sur Seine a eu l’audace, cette année, d’accorder une place importante aux cinéastes italiennes. Un coup de projecteur avec quelques extraits à l’appui a été port à la grande pionnière napolitaine, Elvira Notari dont le film È Piccerella a été restauré et édité en DVD. Et là encore, la rue de Naples cette fois est un des éléments remarquables de cette histoire d’amour tragique, inspirée des chansons populaires napolitaines.

Enfin, et c’est sans doute le plus passionnant de cette édition, cinq réalisatrices contemporaines sont mises à l’honneur et viendront présenter chacune un de leurs films inédits à ce jour en France. Tous sont précédés par des courts métrages. Sont à découvrir, soit au Christine Cinéma Club soit à l’Ecole Cinéma Club :
- Breve storia d’amore de Ludovica Rampoldi – 17h30, le 2 juillet
- Il Rapimento di Arabella de Carolina Cavalli – 17h30, le 3 juillet
- Gioia Mia de Margherita Spampinato – 19h, le 4 juillet
- Amata d’Elisa Amoruso – 17h, le 5 juillet
- Le Bambine de Nicole et Valentina Bertani – 19h30, le 5 juillet
Cette sélection donne lieu à un prix du public.
La programmation est évidemment bien plus riche que cette sélection et se clôturera le mardi 7 juillet par un classique signé Dario Argento. Et puisqu’un jumelage s’entend comme un échange, un festival de films français a lieu au même moment à Rome, Nouvelle vague sul tevere, du jeudi 2 juillet au lundi 6.
Dolce Vita sur seine, à Paris du mercredi 1er juillet au mardi 7 juillet 2026.
