Scroll down to content
Cine Woman
Le premier webmagazine féminin dédié au cinéma
RSS
Menu
  • Accueil
  • Tops
    • Le Top des films de femmes
    • Le Top des rôles féminins
    • Top de l’année
  • Films
    • DVD
  • Rencontres
    • Interviews
    • Portraits
    • Festivals
      • Cannes
  • Ciné-Mômes
  • Ma Vie Comme Dans un Film
    • News
      • Agenda
    • L’expo
    • La recette
    • Le Livre
    • L’adresse
  • A propos de Cine-Woman
    • Contactez-nous
    • On parle de Cine-Woman
Scroll down to content
24 octobre 2012

Le jour des corneilles

Véronique LE BRIS / Non classé amour paternel, Claude Chabrol, enfant, forêt, Isabelle Carré, Jean Reno, Le jour des corneilles, Lorànt Deutsch, mort, ogre, quête, sauvage, solitude, vie / 0 Comments

La note Cine-Woman : 4/5

Dès 7 ans

Le fils Courge a toujours vécu dans la forêt, seul, avec son père, un colosse qui lui a expliqué  que le monde s’arrêtait à la lisière du bois et qu’il était strictement interdit de franchir cette frontière. Mais, un jour, Père est blessé et le fils Courge n’a d’autre choix qu’aller chercher de l’aide. Il découvre un village voisin habité par des humains comme lui,  un village qui semble bien connaître son père.  En se frottant au monde civilisé, le fils Courge va lever le voile sur une partie de sa vie… Si la quête de l’amour paternel est un sujet récurrent des dessins animés, elle prend ici une dimension très impressionnante. Parce que le fils Courge est un enfant sauvage mais pas idiot, qui se retrouve dans une étrange relation de survie et de dépendance. Tout le reste, les dessins, les dialogues, les situations, les personnages et même les voix, sont, eux, profondément originaux et poétiques, navigant à loisir entre le réel et l’onirique. Si Le jour des Corneilles est un film magnifique, son histoire est dure. Pas triste, mais à réserver vraiment aux plus de 7 ans.

de Jean Christophe Dessaint, avec les voix de Jean Reno, Lorànt Deutsch, Isabelle Carré, Claude Chabrol

2012 – France – 1h36

En partenariat avec Grains de Sel

24 octobre 2012

Amour

Véronique LE BRIS / Non classé Amour, Emmanuelle Riva, grand âge, Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant, mort, Oscars, Palme d'Or, prix, vieux / 0 Comments

De Michael Haneke

« T’as aimé Amour ? » « Euh… disons que ça ne se pose pas en ces termes là. C’est difficile d’aimer Amour ».  Amour, le nouveau film du réalisateur autrichien Michael Haneke, la  Palme d’or du dernier festival de Cannes, n’est pas un film aimable. Ni au sens propre, ni au sens figuré.

C’est l’histoire d’Anne, une ancienne professeur de piano, mariée à Georges depuis la nuit des temps qui, suite à un accident vasculaire, perd peu à peu ses sens, son autonomie, sa vivacité intellectuelle pour ne plus devenir qu’un légume, une déchéance charnelle et spirituelle, un poids qui, malgré elle, va pourrir la vie et la vieillesse de son bien-aimé. Au-delà du supportable. Et c’est cette longue descente vers la mort qu’Haneke filme au plus près, crûment, quasiment comme un documentaire.

Si vous ne l’êtes pas vous-même, la salle autour de vous est généralement en pleurs, en assistant à cette fin de vie à la fois singulière et pourtant si banale de cette femme qui fut brillante et raffinée. Car rien ou presque ne nous est épargné. Conçu comme un quasi huis clos, le film quitte rarement le lit où Anne s’étiole, la suivant pas à pas vers une fin qui tarde, malgré tout, à venir. Et ce n’est pas sa fille, qui vit à l’étranger et a les problèmes de son âge (40/50 ans) et de son temps, qui, à coup de  « faut qu’on » ou de « y’a qu’à », va alléger le fardeau d’un père bien éprouvé.

Comme souvent et une fois la thématique du sujet expliquée, le film d’Haneke vaut surtout pour ses acteurs. Jean-Louis Trintignant est au delà de l’excellence, toujours juste et inquiet pour celle qui fut la compagne de sa vie, quand bien même elle délirerait, deviendrait agressive ou simplement inhumaine. Isabelle Huppert, qui joue la fille, trouve le ton et l’arrogance juste, la distance qui sans l’empêcher d’être concernée la préserve de trop d’implications. J’aime moins le jeu, un peu précieux d’Emmanuelle Riva, même s’il faut reconnaître que sa performance de grande malade est extraordinaire. C’est d’ailleurs elle, cette femme de 85 ans qui recueille tous els suffrages, tous les prix et même pour la première fois de sa vie, une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Mention spéciale à Alexandre Tharaud, pianiste de renom qui s’essaie à la comédie avec une aisance certaine.

Inutile de vous raconter la fin, elle est évidente même si la forme n’est pas écrite à l’avance.

Reste à savoir si Amour est un grand film. Impossible à dire, même si comme Emmanuelle Riva, il est en passe de marquer l’histoire de son palmarès. Palme d’Or à Cannes en 2012, citée cinq fois à l’Oscar, le film est vénéré par les critiques  du monde entier – le film a raflé trois des plus importants Pirx Lumière le 18 janvier 2013 -. C’est incontestablement un choc, plus fort que les autres Haneke, plus fort que Funny Games ou Le ruban blanc, presqu’une démonstration naturaliste de ce que le cinéma peut apporter. A vous de voir…

Avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert, Alexandre Tharaud…

2012 – France/ Allemagne/ Autriche – 2h07

17 octobre 2012

Mon Tonton, ce tatoueur tatoué

Véronique LE BRIS / Non classé audace, Danemark, dessin animé, enfants, famille, humour, tatouage / 0 Comments

La note cine-woman : 3/5

Dès 5 ans

Maj, une petite fille dégourdie qui vit avec son oncle, un balaise tatoueur et tatoué, rêve d’une famille normale. Avec un père, une mère, un grand frère et un chien. « Les mômes et les tatouages ne font pas bon ménage », a coutume de répéter Sonny, l’oncle musclé. Fuyant un tatouage raté, ils quittent précipitamment la ville, tous les deux, pour vivre une série d’aventures rocambolesques. Jusqu’à se constituer une famille de cœur. 


Dès le départ, ce dessin animé en papier découpé danois rompt avec les codes habituels. Une petite fille et un tatoueur, on n’avait jamais vu ça ! Dommage pourtant qu’au fil de l’aventure, l’histoire rentre dans le rang… pour mieux en ressortir à la toute fin du film. C’est un peu tard, mais la vitalité des personnages et leur look incroyable font oublier les petites errances du scénario et nous aident à sortir des sentiers battus…

De Karla von Bengston

2010 – Danemark – 0h45

En partenariat avec Grains de Sel

17 octobre 2012

J.Edgar

Véronique LE BRIS / Non classé biopic, Clint Eastwood, FBI, J. Edgar Hoover, Judi Dench, Leo di Caprio, mère abusive, Naomi Watts, patriotisme, police américaine / 0 Comments

La note Cine-Woman : 2/5

    de Clint Eastwood

Fils de bonne famille motivé par son patriotisme, J.Edgar Hoover a fini par régner sur le renseignement américain et les puissants de son pays.  Et cela, d’après Clint Eastwood, pour satisfaire l’ambition démesurée de sa mère autoritaire. Patriote et anti-bolchévique hautement revendiqué, il a tout au long de sa vie prévenu les attaques réelles ou supposées à l’endroit de son pays et érigé puis dirigé pendant 48 ans une police de protection prête à défendre ses concitoyens et la moralité : le FBI. 

Il en prend les rênes assez jeune et profite toujours de circonstances particulières et de méthodes très personnelles pour en augmenter le rôle et la puissance jusqu’à lui donner la suprématie sur les autres polices américaines.

Cultivant un culte du secret à toute épreuve, le sien mais surtout ceux des autres, il parviendra toute sa vie et même au-delà à cacher ses nombreuses zones d’ombre, aidé en cela par une équipe de fidèles parmi les fidèles. Sauf peut-être celui de son homosexualité plus que latente mais tuée dans l’oeuf par sa mère abusive, méprisante avec son père et définitivement castratrice.

La mère: voilà la figure tutélaire qui dresse le caractère d’un homme. Un concept validé des centaines de fois, certes, mais avec lequel Eastwood est manifestement très mal à l’aise. Sans aucune subtilité, il martèle alors la toute puissance de cette femme sur son fils. A sa mort, inconsolable, il ira même jusqu’à lui piquer ses robes!

De facture très classique, ce biopic sans doute nécessaire mais parfois trop décousu reste très imparfait. On se méfie toujours, et avec raison, quand Eastwood aborde les thèmes du nationalisme. Une fois encore, la thèse soutenue est sans surprise. Parade au bolchévisme, l’omnipotence d’Hoover (pourtant très anti-démocratique) est légitimée par Eastwood.

Comme d’habitude, il nous réserve pourtant quelques prouesses remarquables: la parade amoureuse aussi maladroite que savoureuse d’Hoover dans la Bibliothèque quand il tente de séduire Helen Gandy (Naomi Watts) , la scène fondatrice de l’engagement de jeune policier au suspense éprouvé… Mais, dès qu’il approche le terrain psychologique, Eastwood devient convenu et lourdaud. Dommage car les acteurs, et en premier Leo di Caprio, sont formidables…jeunes et même vieux. Mais ils sont alors si mal maquillés qu’ils semblent artificiels.

Avec Leonardo di Caprio, Naomi Watts, Armie Hammer, Josh Lucas, Judi Dench

2011 – USA – 2h17

17 octobre 2012

Tempête sous un crâne

Véronique LE BRIS / Non classé collège, cours de dessin, cours de français, documentaire, ecole, jeunesse, ZEP / 0 Comments

La note Cine-Woman : 3/5

De Clara Bouffartigue

Au collège Joséphine Baker de Saint-Ouen, en banlieue parisienne, la caméra de Clara Bouffartigue suit  l’année d’une classe de quatrième.  Principalement durant les cours de français et ceux d’arts plastiques. Sans aucun commentaire. 


Dans cet établissement classé en zone d’éducation prioritaire, on assiste donc à la découverte de Victor Hugo, d’Arthur Rimbaud ou de Pierre Soulages, dans un silence appliqué qui alterne brusquement avec un brouhaha assourdissant où quelques fortes têtes font la loi. Car, c’est cela qui frappe : l’ambivalence des situations. Parfois, la classe écoute et capte ce que l’on lui enseigne, sans problème. Mais, le débordement est sous-jacent, la violence rentrée, la vigilance des profs permanente. Et leur patience remarquable. Car, malgré les dérapages incessants de certains élèves, les deux professeurs mettent un point d’honneur à transmettre à tous leurs connaissances sans jamais se décourager, ni les condamner. Un document positif sur l’école (c’est rare) qui insiste sur l’investissement des enseignants comme sur celui de la plupart de leurs élèves. C’est riche d’enseignement.

Avec Alice Henry, Isabelle Soubaigné, Camille Michaux et tous les élèves de la classe 4ème C

2012 – France – 1h18

17 octobre 2012

Astérix & Obélix au service de sa Majesté

Véronique LE BRIS / Non classé Astérix, Astérix chez les Bretons, Astérix et les Normands, Catherine Deneuve., Charlotte Lebon, Dany Boon, Edouard Baer, Fabrice Luchini, Gérard Depardieu, Gérard Jugnot, Goscinny, Guillaume Gallienne, Laurent Tirard, Obélix, Uderzo, Valérie Lemercier, Vincent Lacoste / 0 Comments

La note cine-woman : 4/5

De Laurent Tirard

On avait laissé Astérix et Obélix en pleine surenchère olympique, perdus dans l’argent facile, les filles légères, la coke en stock. En pleine mode bling-bling et sans plus aucun repère. Le film était raté (même s’il a assuré ses 16 et quelques millions d’entrées dans le monde), vulgaire, ses acteurs fatigués voire déprimés et ses héros entachés d’une image qui n’était pas la leur. L’annonce d’un nouvel opus, avec une équipe certes renouvelée, présageait du pire. A tort. 


« Au service de sa Majesté » qui mêle les histoires d’Astérix et les Normands et d’Astérix chez les Bretons pourrait bien revendiquer la place du plus réussi des quatre films de la série (à disputer avec Mission Cléopâtre, signé Alain Chabat).  Cette fois, c’est Laurent Tirard (Le petit Nicolas) qui s’y colle et ses bonnes idées font de cet épisode un divertissement familial moderne et de bon aloi, rempli de références, de bons mots, de gags cocasses et de trouvailles vraiment réjouissantes. Il réussit la prouesse d’être à la fois le plus fidèle à l’esprit des auteurs (Uderzo et Goscinny) tout en le remettant au goût du jour. Donc, on s’amuse des blagues historiques mises en scène (le lever du Goudurix, le neveu de Lutèce en vacances au village, par exemple)  sur la musique résolument moderne des BB Brunes.

A vrai dire, le casting et la direction d’acteurs y sont pour beaucoup : aux côtés de Gérard Depardieu, incontournable Obélix, Edouard Baer campe un Astérix astucieux mais solitaire, maladroit avec les femmes. Ils font face à Catherine Deneuve, royale, Valérie Lemercier et Fabrice Luchini, contrôlés, Vincent Lacoste, issu des Beaux Gosses, qui glisse une modernité bienvenue, Dany Boon, méconnaissable, Gérard Jugnot, Charlotte lebon,  Guillaume Gallienne… tiennent leur partition haut la main.  Pas de démonstration d’effets spéciaux, non, mais une histoire bien contée, amusante et resserrée aux plus près des personnages. Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre, par Toutatis!

Avec  Gérard Depardieu, Edouard Baer, Catherine Deneuve, Valérie Lemercier, Vincent Lacoste, Dany Boon, Gérard Jugnot, Charlotte Lebon,  Guillaume Gallienne, Fabrice Luchini…

2012 – France – 1h49

17 octobre 2012

Le petit Gruffalo

Véronique LE BRIS / Non classé bête, dessin animé, enfant, Gruffalo, neige, père-fils, peur, souris, Zabou Breitman / 0 Comments

La note Cine-Woman : 2/5

Dès 4 ans

En octobre 2009, le Gruffalo, cette créature impressionnante aux énormes crocs et aux dents aiguisés, à la mâchoire d’acier et aux griffes acérées, mi-ours, mi-monstre, s’était fait une place remarquée sur les écrans français. Cette fois, c’est son fils, avec qui il vit au fond d’une caverne qui devient le héros de cette aventure champêtre. Le père a interdit à son rejeton de s’aventurer dans le bois sombre, à cause de la très grande et méchante souris qui y règne. Evidemment, le petit n’en fera qu’à son idée jusqu’à ce qu’il tombe sur elle… Ce film est idéal pour aller braver les peurs des plus farouches très jeunes spectateurs.


Les images ont juste ce qu’il faut d’impressionnant pour leur montrer que les recommandations des parents face aux dangers sont très souvent justifiées. Très consensuel même sur son design, ce court-métrage ne brille jamais par son audace même s’il reste agréable à regarder. Les trois très courts métrages qui le précèdent mettent, eux, l’accent sur le graphisme. Notre préféré est le minimaliste L’oiseau et la feuille, poétique et drôle. Alors que les deux autres sont l’un insignifiant, l’autre trop brutal pour la cible d’âge concernée.

De Johannes Weiland et Uwe Heidschötter

2011 – 0h43 – Grande-Bretagne

En partenariat avec Grains de Sel

10 octobre 2012

Clochette et le secret des fées

Véronique LE BRIS / Non classé Amel Bent, aventure, Clochette, dessin animé, Disney, Fée, fille, Lorie, princesse, soeurs / 0 Comments

La note Cine-Woman : 2/5

Dès 5 ans

Voilà plusieurs fois que Disney consacre un film  à un personnage secondaire d’un de ses classiques. Il y avait eu Tigrou, sorti tout droit de Winnie l’ourson. Clochette, la minuscule fée de Peter Pan, devient à son tour l’héroïne d’une histoire créée de toutes pièces. Bloquée en été au cœur du Pays Imaginaire, Clochette est très attirée par la Forêt blanche, une partie glaciale et interdite de sa vallée. Elle s’y engouffre à ses risques et périls et y découvre un être qui va bouleverser sa vie.


Sans être un chef d’œuvre et malgré une apparente mièvrerie, Clochette vaut mieux que ce que l’on peut en attendre. C’est un conte merveilleux qui s’adresse exclusivement aux fillettes en plein âge « princesse », avec un soin évident apporté aux détails, aux dessins et juste ce qu’il faut d’adrénaline pour que l’aventure soit suffisamment exaltante. Le contrat est rempli.

De Roberts Gannaway et Peggy Holmes, avec les voix françaises de Lorie et d’Amel Bent. 

2012 – USA -1h17

En partenariat avec Grains de Sel


10 octobre 2012

Sous la ville

Véronique LE BRIS / Non classé Agnieszka Holland, égouts, ghetto, histoire vraie, juif, Lvov, nazisme, Pologne, réalisme, Shoah, WWII / 0 Comments

La note Cine-Woman : 4/5

d’Agnieszka Holland

En 1944, en pleine épuration du ghetto de Lvov, une ville de Pologne, un groupe d’une dizaine de juifs fuient par les égouts. Ils espèrent y trouver un refuge temporaire mais sont aussitôt débusqués par Leopold Socha, l’employé de la ville chargé de surveiller ce réseau souterrain. La présence de ces juifs le dérange. Car, si Leopold est père de famille et employé modèle, il organise en sous-sol des petits trafics clandestins. Pourtant, il ne va pas tarder à être touché par le sort de ces malheureux et va, à ses risques et périls, organiser leur survie, même quand ceux-ci n’auront plus d’argent pour le payer…


On pensait avoir tout vu, tout lu sur la Shoah. Mais, cette histoire vraie est aussi bouleversante qu’intéressante. D’abord, parce que la réalisatrice, Agnieszka Holland a mis toute sa science à décrire ces individus avec leurs qualités, bien sûr, mais aussi avec leurs défauts. Leopold est ambivalent, d’abord dérangé dans ses trafics, puis intéressé par l’argent qu’il peut tirer de la situation et finalement parfaitement humain. Les juifs, eux non plus, ne sont pas décrits de manière manichéenne : ils ne sont ni bons, ni mauvais, les maris trompent leurs femmes, les autres abandonnent leurs prochains, certains protègent égoïstement leurs biens etc… Bref tout le panel de l’être humain, exacerbé par cette situation extrême, est mis en évidence. Et cette richesse n’est pas la moindre qualité de ce film éprouvant.

Ensuite, il faut être sacrément bon réalisateur, bonne réalisatrice en l’occurrence, pour réussir à maintenir sans relâche l’intérêt du spectateur sur un tel film. Parce parvenir à tenir en haleine en filmant quasiment 2h25 dans les égouts, dans le noir presque complet tout en réussissant à communiquer l’angoisse, la puanteur, l’humidité constante est une prouesse extraordinaire. Tellement réussie, qu’en comparaison, la fin particulièrement rapide et courte semble totalement irréelle et irréaliste. Malgré cela, Sous la ville reste un grand film.

Avec Robert Wieckiewicz, Benno Fürmann, Herbert Knaup, Kinga Preis, Agnieszka Grochwska..

2011 – Allemagne/Pologne/ Canada – 2h25


3 octobre 2012

Do not disturb

Véronique LE BRIS / Non classé Asia Attal, Charlotte Gainsbourg, François Cluzet, Hump festival., relation homo, sexe, sulfureux, Yvan Attal / 0 Comments

D’Yvan Attal 

Quand Jeff débarque dans la vie de son meilleur pote, en pleine une nuit, Ben est fort occupé à essayer de faire un enfant à sa femme. Qu’importe ! Les retrouvailles de deux copains sont les plus fortes et très vite, Jeff dévie Ben de sa petite routine familiale. Il l’amène dans une soirée interlope où ils font le pari stupide de tourner ensemble un porno pour Hump, le célèbre festival de films amateurs. Rendez-vous est pris à l’hôtel quelques jours plus tard…

Remake mou 

Yvan Attal ne s’en cache pas : son troisième film est une commande, celle d’un remake de Humpday, signé de l’américaine Lynn Shelton, qui a connu son heure de gloire en étant sélectionné à Sundance et à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Il s’en cache tellement pas que c’est non seulement la même histoire, mais évidemment les mêmes situations et à peu près les mêmes dialogues (quasiment les mêmes costumes).

Outre le fait qu’il ne semblait pas indispensable de faire un remake de Humpday aussi vite (le premier date de 2009), Yvan Attal n’apporte finalement pas grand chose qui puisse vraiment nous accrocher. L’intrigue n’est pas passionnante, on se doute assez vite de ce qui va se passer (et en plus, on s’en fout !). Sa manière de filmer, avec flou et mise au point sur certaines parties des plans seulement, est plutôt insupportable. Enfin, la régression de deux hommes d’âge mûr en pleine crise post-adolescente n’est jamais séduisante (surtout pour une femme). Certains hommes s’y retrouveront sans doute. Mais qu’ils sachent quand même que le film n’est pas très drôle (le brief d’Attal était de réaliser une comédie), que les acteurs ne décoiffent non plus… sauf dans la scène de fête destroy où Asia Argento et Charlotte Gainsbourg, en couple lesbo libéré, s’en donnent à cœur joie. C’est un peu court…

Avec François Cluzet, Yvan Attal, Laetitia Casta, Charlotte Gainsbourg, Asia Argento…

2012– France- 1h28

«‹ 113 114 115 116›»

Les Tops 5

  • Linasoualem_rec credit_@louay_nasser - copieLes Tops 5 de Lina Soualem
    16 avril 2025
  • 1-Noemie Merlant_copyright Kit HarringtonL’interview de Noémie Merlant
    8 décembre 2024
  • Jacques AudiardLes Tops 5 de Jacques Audiard
    13 août 2024
  • Portrait 1Kaouther - copieLes Tops 5 de Kaouther Ben Hania
    4 avril 2024
  • Genevieve-Albert -hrzLes tops 5 de Geneviève Albert
    25 avril 2023

Articles récents

  • okV. Golino fuori10253@Mario SpadaFuori
    26 août 2025
  • les-tourmentesLes tourmentés
    25 août 2025
  • ALPHA ok- Photo 1 ©MANDARIN & COMPAGNIE KALLOUCHE CINEMA FRAKAS PRODUCTIONS FRANCE 3 CINEMAAlpha
    19 août 2025
  • NV7┬®JeanLouisFernandez-CL0A3295Nouvelle Vague
    9 juin 2025
  • Lapetite derniereLa petite dernière
    8 juin 2025
  • The History of sound d'Olivier HabermusThe history of sound
    8 juin 2025
  • Un rêve plus long que la nuit de Niki de Saint PhalleUn rêve plus long que la nuit
    7 juin 2025
  • Lesfilles Desir3Les filles Désir
    29 mai 2025
  • UnsimpleaccidentLes palmarès du 78e Festival de Cannes
    29 mai 2025
  • Woman and childWoman and child
    27 mai 2025
okV. Golino fuori10253@Mario Spada

Fuori

Consacrer un film à la grande écrivaine italienne, Goliarda Sapienza,  pourquoi pas ? Mais pas celui de Mario Martone. Fuori était en compétition officielle au 78e Festival de Cannes dont il est reparti bredouille.

les-tourmentes

Les tourmentés

Lucas Belvaux adapte son roman, Les tourmentés, en un film noir qui hésite trop entre action et drame psychologique. Dommage.

ALPHA ok- Photo 1 ©MANDARIN & COMPAGNIE KALLOUCHE CINEMA FRAKAS PRODUCTIONS FRANCE 3 CINEMA

Alpha

Avec Alpha, son 3e long métrage, Julia Ducournau confirme son obsession de la mutation des corps ou de la difficile émancipation de l’autorité parentale. Elle s’affirme surtout comme une réalisatrice aux idées de mise en scène époustouflantes.

NV7┬®JeanLouisFernandez-CL0A3295

Nouvelle Vague

Nouvelle vague, le joyeux hommage de l’américain Richard Linklater à Jean-Luc Godard, était en compétition au 78e Festival de Cannes. Réjouissant ! 

Lapetite derniere

La petite dernière

La petite dernière, le 3e film d’Hafsia Herzi, a reçu le prix d’interprétation féminine rdu 78e Festival de Cannes remis à Nadia Melliti et la Queer Palm.

The History of sound d'Olivier Habermus

The history of sound

Garder la trace des folk songs américaines comme celle de l’amour d’une vie, c’est le propos The history of sound d’Olivier Habermus. Au 78e Festival de Cannes.

Un rêve plus long que la nuit de Niki de Saint Phalle

Un rêve plus long que la nuit

L’intérêt récent pour le matrimoine permet de découvrir Niki de Saint Phalle sous l’angle de son second film : un rêve plus long que la nuit.

↑

Mentions légales - Confidentialité
Optimisez votre e-Business avec Outsourcing Network Intelligence !
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour nous permettre de réaliser des statistiques de visites.AccepterConfidentialité