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3 avril 2013

Free Angela & all Political Prisoners

Véronique LE BRIS / Non classé Angela Davis, années 1970's, Black Panther, cause noire, communisme, droits civiques, droits de l'homme, engagement, Etats-Unis, féminisme, Free Angela, liberté, militantisme, prison / 0 Comments

De Shola Lynch

On connaît sa silhouette, son profil, son diastème, sa coiffure afro, son engagement politique (mais lequel exactement ?)  et évidemment son nom, présent dans de nombreuses chansons de Pierre Perret à John Lennon, en passant par les Stones…  Mais au fait, pourquoi est connu Angela Davis ?

Qu’a-t-elle fait pour symboliser ainsi la rébellion contre le pouvoir et le militantisme dans tous les pays du monde ? Etait-elle Black Panther ou plutôt partisane de la non violence ?

Wanted

Ce documentaire signée Shola Lynch revient sur son parcours. Avec une simplicité qui l’honore. Angela Davies est une jeune et brillante professeure de philosophie qui enseigne à l’Université de San Diego. Issue d’une famille politiquement engagée, elle devient membre actif d’une organisation qui soutient la cause noire, alors en pleine effervescence à la fin des années 1970 aux Etats-Unis. Elle milite pour une association proche du Black Panther Party et du parti communiste. Quand elle adhère au comité de soutien des frères Soledad (trois prisonniers accusés d’avoir assassiné un gardien de prison en représailles au meurtre d’un co-détenu), son destin bascule à jamais.

Accusée d’avoir fourni les armes qui ont servi une tentative d’évasion des frères Soledad et une prise d’otages qui s’est soldé par la mort d’un juge et de quatre autres personnes, elle est renvoyée de l’Université, doit s’enfuir et devient alors la fugitive la plus recherchée des Etats-Unis.

Symbole mondial de liberté

Retrouvée deux mois plus tard à New York, elle est condamnée à mort, puis acquittée faute de preuve après 16 mois de prison, sous la pression d’un comité de soutien international, baptisé Free Angela. Et c’est alors qu’elle deviendra le symbole de la liberté, du pouvoir au peuple, de la cause noire, du féminisme bref l’incarnation du refus de toutes formes d’oppression, cause qu’elle continue à défendre encore aujourd’hui.

l'affiche wanted Angela Davis du FBIBien documenté, regroupant à la fois des témoignages actuels et des documents d’archives rares, le deuxième film de la journaliste Shola Lynch dresse un portrait fidèle et complet de cette militante accomplie, toujours active aujourd’hui puisqu’elle a dédiée sa vie à de nombreux combat, tout en revenant sur une époque trouble, vivante, violente dont on a perdu le souvenir aujourd’hui. Passionnant.

Documentaire avec Angela Davis

2012 – France/USA – 1h37

le diable dans la peau de Gilles Martinerie
27 mars 2013

Le diable dans la peau

Véronique LE BRIS / Non classé adolescence, battu, campagne, différence, ecole, enfant, entêtement, mort, père, violence / 0 Comments

Dès 14 ans 

Ce qui peut passer par la tête d’un adolescent échappe parfois à toute rationalité. Et même à toute réalité. Quand Xavier apprend que son petit frère Jacques va être scolarisé dans une école « spécialisée » (il ne sait pas en quoi, ni laquelle et on ne le saura jamais), son sang ne fait qu’un tour. Jamais, il ne laissera faire une telle infamie, il ne le laissera subir un tel affront.

Sans plus d’explications, sans poser aucune question, il part en rébellion contre ce qui lui reste de famille (contre son père violent en particulier) quitte à en payer le prix fort. Les dernières vacances d’été que les deux frères vont passer ensemble seront la preuve ultime de leur fraternité et la plus cruelle séparation.

le diable dans la peau de Gilles MartinerieC’est un film dur, « sec comme un coup de trique », revendique son réalisateur Gilles Martinerie. Un premier long métrage qu’il a voulu à la fois sombre et solaire. Solaire, parce qu’il se passe entièrement dans une belle campagne luxuriante, sur le plateau des Millevaches, sombre parce que ce que traverseront ces deux adolescents est atroce. Mais, ce que le film dit de l’entêtement jusqu’à l’absurde d’un adolescent, du fait que sa famille ne l’entende jamais et refuse de communiquer avec lui est si juste qu’il aura peut-être la vertu de délier des langues. Ce qui serait déjà extraordinaire.

De Gilles Martinerie, avec Quentin Grosset, Paul François, Francis Renaud, Joséphine Derenne

2012 – France – 1h22

En partenariat avec Grains de Sel

27 mars 2013

Stories we tell

Véronique LE BRIS / Films, Mon blog Canada, documentaire, famille, mère, paternité, père, sarah Polley, secret / 0 Comments

Avec Stories we tell, l’actrice Sarah Polley réussit une plongée dans les secrets de famille qu’elle met en scène comme un suspense haletant et émouvant.

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une chanson pour ma mère
27 mars 2013

Une chanson pour ma mère

Véronique LE BRIS / Non classé comédie, Dave, déjanté, humour belge, kidnapping, notoriété, Patrick Timsit, Sylvie Testud / 0 Comments

De Joël Franka

Dans un coin perdu des Ardennes, une famille se regroupe auprès la mère, mourante. Tout le monde est là,  même le fils moine, mutique, est sorti de son monastère pour l’occasion. Aucun des quatre enfants ne sait quoi faire pour la rendre une dernière fois heureuse.

Mais, cette maman en bout de course a une idole, Dave, et il passe justement en concert dans la région. Ils décident donc de tout faire pour que le chanteur vienne à son chevet.

une chanson pour ma mèreEncore une comédie sur la notoriété ? Certes, mais celle-ci est loufoque, plus déjantée que toutes celles qu’on a vues jusqu’à présent. La faute à son humour belge, décalé, outrancier même dans les situations et à un casting de choix : Sylvie Testud, Patrick Timsit et… surtout Dave, dans son propre rôle et pour la première fois à l’écran. Il s’est tellement pris au jeu qu’il a assuré une grande partie de la promo du film sur le web. Bon, faut aimer cet humour-là, on vous aura prévenU! 

Avec Dave, Sylvie Testud, Patrick Timsit, Fabrizio Rongione, Guy Lecluyse

2012 – France – 1h35

dessin animé Petit Corbeau
27 mars 2013

Petit corbeau

Véronique LE BRIS / Non classé amitié, aventure, barrage, catastrophe, corbeau, dessin animé, personnalité, rencontres. / 0 Comments

Dès 3 ans

Dans la forêt où il habite, Petit Corbeau, qui porte une chaussette rayée au pied gauche et à quoi il doit son surnom impose sa loi à tous. Sa personnalité débordante et originale lui vaut aussi quelques déboires : Chaussette ment aussi volontiers qu’il fait des bêtises.

Alors qu’il est puni, il part se battre sur le barrage qui protège sa forêt des inondations. Et patatras, sans le vouloir, le voilà qui détruit ainsi le subtil équilibre de son lieu de vie. Chaussette part donc à la recherche des castors, qui seront les seuls à pouvoir réparer ses dégâts. Ses amis Frisouille le petit mouton et Eddie, l’ours décident de l’accompagner.

dessin animé Petit CorbeauC’est une histoire attachante, à la morale qui prône évidemment la puissance de l’amitié et de la solidarité tout comme le nécessaire respect des différences que nous raconte ce film allemand qui tarde toutefois à démarrer. La réalisatrice prend trop de temps à définir ses personnages et finit par se répéter. On aurait aimé que l’aventure, avec ses différentes étapes, avec ses multiples rencontres arrive un peu plus vite et révèle alors les caractéristiques de chaque personnage. Rien de bien original donc dans ce film fait pour les tout-petits, mais l’ensemble (des dessins aux dialogues) reste de bonne facture.

De Ute von Münchow-Pohl, d’après les livres de Nele Moost & Annet Rudolph

2012 – Allemagne – 1h15

En partenariat avec Grains de Sel

Djeca, les enfants de Sarajevo
20 mars 2013

Djeca, enfants de Sarajevo

Véronique LE BRIS / Non classé adolescence, argent, danger., drogue, jeune, jeune femme, jeunesse, religion, s'en sortir, Sarajevo, survie / 0 Comments

D’Aida Begic

Trois films sont produits en Bosnie, les années les plus fastes. En voici, une rareté donc, bon, très bon même. Djeca, enfants de Sarajevo raconte le quotidien d’une jeune femme, Rahima, 23 ans, qui a la charge de son petit frère, Nedim, 14 ans. Tous deux ont perdu leurs parents durant la guerre et ils doivent s’assumer seuls, comme ils peuvent.

Pour gagner leur vie, Rahima travaille dans un restaurant où l’ambiance est aussi explosive qu’affectueuse. Le jour où son frère, en pleine crise d’adolescence, se bat avec le fils d’un ministre à l’école, leur fragile équilibre familial menace de basculer.

Chronique intime

En filmant au plus près son héroïne, en adoptant son point de vue, la réalisatrice Aida Begic, à qui l’on doit déjà le très remarqué Premières neiges, prend le parti d’un film singulier, intimiste et à la dynamique calquée sur l’énergie inépuisable de son héroïne. 

Djeca, les enfants de SarajevoElle revient de loin Rahima : une enfance durant la guerre, un séjour à l’orphelinat puis une adolescence rebelle, difficile, sans doute un peu (beaucoup ?) junky… Elle a vécu l’enfer et a dû batailler pour trouver sa place dans la société. La religion (elle porte le voile) l’a sans aucun doute aidée. Bref, elle sait de quoi elle parle et cherche à tout prix à protéger son petit frère de cette pente dangereuse. A l’énergie, à la volonté, bravant tous les entraves qui se retrouvent sur leur route, elle leur trace à un destin dont elle a de quoi être fière, même si ce n’est jamais ce qui la motive.

Ce portrait tout en finesse reste un témoignage puissant de la vie aujourd’hui à Sarajevo, près de 20 ans après le siège  de la ville et mérite amplement la mention spéciale que le film a obtenu dans la sélection Un certain regard lors du Festival de Cannes 2012.

Avec Marija Pikic, Ismir Gagula, Bojan Navojec…

2012 – Bosnie-Herzégovine/ Allemagne/ France/ Turquie – 1h30

les 3 filles des Coquillettes
20 mars 2013

Les coquillettes

Véronique LE BRIS / Non classé Amour, comédie, cul, festival, filles, godiche, lose., mec, very bad trip / 0 Comments

De Sophie Letourneur

C’est marrant comme dans les comédies hautement revendiquées de filles, faites par des filles, les filles justement sont de vraies godiches qui ne pensent qu’à elles et qu’au cul et qui, sous couvert d’être cools, branchées, toutes en étant le plus intelligentes du monde (c’est sous-entendu) sont de vraies névrosées incapables ni d’aimer, ni de l’être. Mais qui voudrait de ces égocentriques pathétiques qui n’ont rien d’autre à mettre en avant que leur petit nombril autour duquel elles tournent sans arrêt ? Les coquillettes entre exactement dans ce schéma et c’est cela qui rend ce film aussi insupportable !

Bad trip

Soient trois copines dont l’une est (la) réalisatrice (les autres on ne sait pas trop mais finalement ça ne compte pas) qui se retrouvent à Paris lors du déménagement de l’une d’entre elles. Vautrées sur un lit/canapé, au milieu des cartons, en buvant une tisane (bonjour le cliché !), elles se remémorent, chacune leur tour, comment elles ont vécu leur dernière épopée commune : le Festival de Locarno, où la réalisatrice (c’est la « star » ici) présentait un de ses films. Qu’elle y soit pour bosser est absolument accessoire. Non, ce qui compte, c’est leur quête du mâle et la manière minable dont elles s’y prennent : l’une en collant un certain Martin, qu’on lui laisse aisément et qui se fout littéralement de sa gueule, la réalisatrice en fantasmant à mort sur Louis Garrel, qui lui aurait filé son numéro de téléphone, et la troisième, à court de sexe dans son couple, qui cherche un « coup » à tout prix.

les 3 filles des Coquillettes

Et devinez ce qui arriva : on s’en fout ! D’abord parce que filmer ainsi son petit milieu, avec une telle délectation de l’entre-soi est juste pathétique. Au mieux, pour ceux qui ne sont jamais aller dans un festival, ils en découvriront les us et coutumes : les apparts partagés, les queues infinies pour aller voir les films, les quêtes existentielles du style « qu’est-ce que je mets ce soir ? la robe canard ou la rouge à rayures ? » et les fameuses soirées où l’on se saoûle au champagne entre gens de cinéma et où, dixit le film, l’on s’ennuie ferme en disant du mal des autres. Ah si, on y croise aussi toute la critique française (en particulier les journalistes de Libé, des Inrocks, du Monde, d’Allociné etc…). Futée, la Sophie Letourneur, car en filmant ainsi ceux qui auraient pu être ses pires ennemis, elle se les met dans la poche avant qu’ils ne dégainent !

Son modèle avoué ? Very bad trip ! Va falloir bosser les personnages et les situations, prendre du recul et de la distance avec son nombril pour tenter de rivaliser avec les comédies américaines qui foncent à 100 à l’heure et avec un esprit un peu plus trash que celui de faire cuire des coquillettes en signe de révolte. On oublie !

Avec Camille Genaud, Carole Le Page, Sophie Letourneur, Julien Gester, Louis-Do de Lencquesaing…

2012 – France – 1h15

le couple vedette de Mystery de Lou ye
20 mars 2013

Mystery

Véronique LE BRIS / Non classé accident, censure, chinoise, déconstruction, double vie, femme, mystère, suspense, trouble / 0 Comments

De Lou Ye

Un accident de voiture très violent ouvre ce film, qui bascule ensuite au cœur d’une famille de la nouvelle bourgeoise chinoise, épanouie et aimante. Lu Jie, la femme apparemment comblée, apprend que son mari mène une double vie. Sa vie s’effondre alors et on apprend peu à peu comment ces deux événements sont intimement liés.

Lou Ye est un réalisateur phare de la nouvelle génération chinoise. Régulièrement condamné par la censure, il a tourné ce film en Chine, après cinq ans d’exil et d’interdiction de travailler. Pour la première fois de sa carrière, les autorités chinoises lui avaient accordé que ce film, son septième, soit visible dans son pays… à condition que la fin soit modifiée et que les co-producteurs internationaux n’apparaissent pas au générique. Du coup, Lou Ye a aussi retiré son nom de l’affiche.

le couple vedette de Mystery de Lou ye

Rien de tout cela, ici, en France, où ce film qualifié là-bas de « pas convenable » sort dans sa version d’origine, celle dans laquelle il a été présenté à la sélection Un Certain Regard à Cannes 2012.

Sa construction est particulièrement habile et remarquable, jouant à la fois sur un suspense bien venu (toute une partie du film relève du polar) et sur des émotions renouvelées. Ce film vaut pour le portrait percutant de la Chine nouvelle, celle qu’on connaît mal ici mais qui pourtant nous ressemble le plus, et montre avec une subtilité rare la place réservée à la femme dans une société en plein bouleversement.

Avec Hao Lei, Qin Hao , Qi Xi

2012 – Chine/France – 1h38

20 mars 2013

La dernière licorne

Véronique LE BRIS / Non classé animation japonaise, disparition, espèce, heroic fantasy, licorne, merveilleux, Studio Ghibli, survie / 0 Comments

Dès 7 ans

Au Moyen-Âge et à la Renaissance, la licorne a été l’animal merveilleux le plus représenté. C’est d’ailleurs en se remémorant des tapisseries d’époque, que Peter S. Beagle, l’auteur du livre, a eu l’idée de cette heroic fantasy, l’une des premières à avoir été adaptée au cinéma, en 1982.

Une licorne comprend qu’elle est sans doute la dernière de son espèce.  Pour en avoir le cœur net, elle quitte sa forêt et rencontre un jeune magicien, pas très sûr de ses pouvoirs, qui dit connaître son histoire. Il la convainc de rejoindre le château du roi Haggard où un redoutable taureau de feu aurait conduit toutes les licornes…  Evidemment, la route sera parsemée d’embûches et ce qu’elle va découvrir sur place changera à jamais le sens de son existence.

Ce dessin animé américain au look très années 80 rappellent  immédiatement l’univers des séries japonaises pour la télévision d’alors : les couleurs sont criardes, les personnages masculins très émaciés et féminins vaporeux et candides. Normal, puisque l’ancêtre du studio Ghibli contribua largement à le dessiner. Il n’empêche que cette aventure est merveilleuse, dans tous les sens du terme, bien rythmée et mérite qu’on s’y attarde, même si son design et sa musique sont franchement datés.

D’Arthur Rankin Jr et Jules Bass (reprise)

1982 – USA – 1h32 

En partenariat avec Grains de Sel


Alfred Hitchcock lors du tournage de la séquence du concert à l’Albert Hall, à Londres, dans L’Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much, 1956)
18 mars 2013

Musique et cinéma

Véronique LE BRIS / L'expo cinéma, cité de la musique, compositeur, extraits de films, matériel inédit., musique, réalisateur / 0 Comments

Alfred Hitchcock lors du tournage de la séquence du concert à l’Albert Hall, à Londres, dans L’Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much, 1956)Le mariage du siècle ?

Quand le septième art rencontre le cinquième… Depuis ses débuts, le cinéma fait la cour à la musique qui parfois le lui rend bien, parfois pas comme dans un couple au long cours.

Ce qu’a tenté de rendre compte N.T BInh, le commissaire de cette nouvelle exposition très dense, c’est justement qu’à chaque étape d’un film la musique est présente, parfois avant même le scénario et souvent bien après son exploitation en salle.

Grâce à un parcours judicieux, séquencé en quatre grandes parties, (avant le tournage, pendant, durant la post-production puis après la sortie du film) avant une longue séquence d’une heure d’extraits musicaux de films en images, l’exposition revient sur l’histoire commune de ces deux arts et surtout sur la manière dont ils ont interféré l’un sur l’autre.

Avant les notes

Ca commence fort, par une mise en bouche sonore via la partition de Georges Delerue, auteur de la musique du Mépris et dont un original de la partition est affiché pour la première fois. A chaque étape, N.T BInh a recherché des documents les plus rares possibles, les exemples les plus parlants même s’ils ne sont pas les plus populaires.

Alexandre Desplat à gauche, Jacques Audiard au fond: séance de violoncelle électrique avec Vincent Segal au Studio Guillaume Tell, Suresnes, avril 2009 Dans la première partie, on apprend ainsi qu’Ennio Morricone écrivait la musique avant même que Sergio Leone ne se mette au scénario ou que de grands réalisateurs ont d’abord eu de l’oreille avant d’utiliser une caméra. Et évidemment, il y a toute la musique et tous les musiciens qui ont inspiré des films d’Amadeus à l’album The Wall de Pink Floyd.

La seconde partie, celle du tournage, joue justement avec les codes d’un plateau de cinéma traditionnel pour mieux présenter extraits ou matériel, là encore inédits. On part du cinéma muet, on s’attarde sur le cas du Chanteur de Jazz, premier film parlant et chantant de l’histoire du cinéma en 1927, et on découvre les programmes musicaux et autres partitions qui accompagnent la réalisation des films. Mais aussi quelques « gadgets » comme le « violon insonorisé » d’Emmanuelle Béart pour Un cœur en hiver de Claude Sautet et tout un tas d’interviews rares comme celle de Marguerite Duras, expliquant son avis sur la place de la musique dans le cinéma ou l’enthousiasme communicatif de Claude Lelouch, qui lance « La musique est le meilleur directeur d’acteur, en expliquant qu’il mettait la musique de Francis Lai pour aider ses comédiens à jouer.

Mixer soi-même

Charles Chaplin dirigeant les musiciens pour l'enregistrement de la musique de son film Un Roi à New York le 21 juin 1957 au Palais de la Mutualité à Paris On arrive ensuite dans la partie la plus interactive et la plus ludique de l’exposition, celle de la post-production et du mixage. Outre quelques manies de réalisateurs décryptés, plusieurs écrans tactiles, qui permettent de sélectionner les pistes enregistrées pour comprendre enfin l’efficacité de la musique sur une séquence de films. Un cas d’école : l’intro de The Artist de Michel Hazanavicius qui a commandé à son compositeur Ludovic Bource un thème mais qui a tourné en utilisant une musique d’Hitchcock, finalement gardé dans le montage final. Après une séquence sur les couples fidèles de réalisateurs/compositeurs, un studio permet même de faire son propre mixage sur une scène de Mesrine, de Sur mes lèvres ou de Gainsbourg, vie héroïque. A sa guise.

La dernière partie à l’étage inférieur, revient sur les bandes-sons les plus célèbres et juste avant, la fameuse heure d‘écoute de musique célèbre, se trouve un décor de l’Ecume des jours de Michel Gondry, film qu’on attend pour 24 avril prochain.

La preuve s’il en était que cinéma et musique font toujours aussi bon ménage. Un bémol : forcément quelques manques (surtout du côté du rock ou de la pop) mais l’ensemble vaut largement le détour. Immédiatement.

Visite > 2h

La Cité de la musique à Paris

Du 19 mars au 18 août 2013

Crédits photo :

Photographie du film Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar, 2009Crédit: © 2010 ONE WORLD FILMS – STUDIO 37 – UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FRANCE – FRANCE 2 CINEMA – LILOU FILMS – XILAM FILMS

Alfred Hitchcock lors du tournage de la séquence du concert à l’Albert Hall, à Londres, dans L’Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much, 1956) Crédit: Courtesy of Academy of Motion Picture Arts and Science © Paramount Pictures © Universal Pictures

Alexandre Desplat à gauche, Jacques Audiard au fond: séance de violoncelle électrique avec Vincent Segal au Studio Guillaume Tell, Suresnes, avril 2009 Crédit: © Xavier Forcioli

Charles Chaplin dirigeant les musiciens pour l’enregistrement de la musique de son film Un Roi à New York le 21 juin 1957 au Palais de la Mutualité à Paris Crédit: © Rue des Archives/AGIP

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