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Mickey à cheval, le court-métrage qui introduit la Reine des neiges
5 décembre 2013

La Reine des neiges

Véronique LE BRIS / Mon blog Disney, glace, mariage, Mickey, neige, Noël, princesse, reine / 0 Comments

Hyper tradi

Et voilà donc le Disney de Noël 2013, un film de princesse comme personne d’autre n’en fait plus qui devrait ravir les fans de robes féériques et des destins princiers à partir de 4 ans. Pour ceux dont ce n’est pas trop le truc, mais pour qui le Disney de Noël est un passage obligé, ne ratez pas le début. 

Mickey à cheval, le court-métrage qui introduit la Reine des neiges

Si vous avez la chance de voir ce programme en 3D, n’arrivez pas en retard : le court-métrage, « Mickey à cheval », qui devance le film, est prodigieux : il est drôle, étonnant et joue avec le relief comme jamais avant lui. Une vraie belle surprise qu’il ne convient pas de dévoiler ici tant l’effet sera plus fort si vous n’en savez rien. 

De glace

Si ce n’est pas le cas, vous devrez vous contentez du nouveau Disney de Noël, l’histoire de deux jeunes princesses, Anna et Elsa, dont l’une est dotée d’un pouvoir incroyable : elle a le don de geler, de glacer tout ce qui est autour d’elle. Son pouvoir est si puissant qu’elle s’oblige à vivre isolée de sa petite sœur qu’elle a failli figer dans le froid, enfant. Elsa doit pourtant songer à se marier et organise un grand bal pour rencontrer des princes. Mais, un excès de colère révèle son don à tous : elle n’a d’autre solution que de s’enfuir loin des humains. Sa sœur Anna décide de partir la retrouver…

Le Palais de la Reine des neiges

Voilà donc un film de princesses dans la plus pure tradition Disney : on y chante, on s’y marie, les destins y sont contrariés mais tout rentrera dans l’ordre à la fin. Autant Raiponce, Rebelle et Tiana  de « La princesse et la grenouille » avaient tenter de renouveler le genre, autant ici, on retombe dans la mièvrerie des personnages et des chansons. Un opus mineur, très traditionnel. Vivement que revienne l’audace des princesses rebelles qui bousculent les codes établis.

De Chris Buck et Jennifer Lee, avec les voix françaises de Dany Boon et Anaïs Delva. 

2013 – USA – 1h48

En partenariat avec Grains de Sel

Les autres sorties 4 décembre critiquées par cine-woman :

  • Casse-tête chinois de Cédric Klapisch, 3ème volet des aventures de Xavier (Romain Duris) et de sa clique.
  • Rêves d’or, un film vérité sensible sur l’immigration latino-américaine aux US
  • So british vol. 2, festival de courts anglais signés Halas et Batchelor
  • Le cours étrange des choses, le dernier Raphaël Nadjari
  • Le démantèlement du québécois Sébastien Pilote.
L'affiche de So British vol.2
4 décembre 2013

So british vol.2

Véronique LE BRIS / Non classé Angleterre, auteur, création, dessins animé, humour / 0 Comments

Dès 4 ans

L'affiche de So British vol.2

Voici un programme de sept cours-métrages à la thématique hétéroclite, mais qui ont tous été réalisés par deux compères anglais : John Halas et Joy Batchelor, entre 1953 et 1982.

Fausses pistes

La plupart du temps avec un dessin classique, tous racontent avec humour une aventure dont on est bien incapable au départ de prévoir la fin. Avec ou sans paroles, parfois une voix off, sont ainsi contés le « naufrage » d’un orchestre de chambre à la musique évocatrice, la reconversion d’un éléphant joueur de trompette, un match de tennis entre Björn Borg et John Mc Enroe qui finit en apocalypse, le développement inconsidéré de la société de la voiture ou une étrange petite histoire du cinéma.

L'orchestre qui sombre

Plus poétiques et plus accessibles sont aussi la rencontre amoureuse d’un soldat figure de proue d’un bateau avec une sirène ou alors la célèbre fanfare des animaux sur « Love is on ».

Love is on

Tous ne sont pas accessibles aux plus jeunes, mais rien ne leur interdit non plus. Juste pour la touche humoristique british et la petite évocation nostalgique à destination des parents, So british mérite le coup d’œil.

De John Halas et Joy Batchelor

1953/1982 – Grande-Bretagne – 0h52

En partenariat avec Grains de Sel

Les autres sorties 4 décembre critiquées par cine-woman :

  • Casse-tête chinois de Cédric Klapisch, 3ème volet des aventures de Xavier (Romain Duris) et de sa clique.
  • La Reine des neiges, le Disney de Noël
  • Rêves d’or, un film vérité sensible sur l’immigration latino-américaine aux US
  • Le cours étrange des choses, le dernier Raphaël Nadjari
  • Le démantèlement du québécois Sébastien Pilote.
Ori Pfeffer et Moni Moshonov dans Le cours étrange des choses
4 décembre 2013

Le cours étrange des choses

Véronique LE BRIS / Mon blog crise, famille, fils, Haifa, Israël, Nadjari, père, quarantaine / 0 Comments

L’étrange pouvoir des pierres

Qu’est-il arrivé au réalisateur inspiré de « Avanim » ou de « I am Josh Polonski’s brother » ? Lui aussi a perdu la foi et l’inspiration. Il donne même l’impression de ne plus y croire lui-même.

Middle age crisis

Le film raconte l’histoire de Saul, la quarantaine, un informaticien reconverti en infirmier de nuit, qui décide sur un coup de tête de retourner voir son père qu’il ignore depuis 5 ans. Le vieil homme ne l’attend pas et n’est surtout pas prêt à céder à tous ses caprices. Lui aimerait bien revoir sa petite fille que Saul a abandonné avec sa mère quelques années auparavant. En accusant son père d’être responsable de ses propres échecs, Saul va finir par se reconstruire…

Ori Pfeffer et Moni Moshonov dans Le cours étrange des choses

Non seulement, Saul ne génère aucune empathie, mais ceux qui l’entourent sont, eux aussi, trop marginaux pour qu’on s’y attache, à part le père qui semble très épanoui dans sa nouvelle vie. Comme il ne se passe à peu près rien dans ce film, qu’aucune scène forte ne s’en dégage (à part peut-être celle de l’inauguration des statuts dans le centre commercial), il est très difficile de s’intéresser à l’histoire de cet homme en crise, perdu, qui ne supporte rien et fait payer aux autres son mal-être.

Détaché

Du coup, sa quête reste très extérieure et on finit par se ficher complètement qu’il se sorte ou non de cette déprime persistante, de son incapacité à vivre avec d’autres.  Et la mise en scène, froide, presque clinique, aide encore moins à ce qu’on s’y essaie. On passe donc, sans bien comprendre ce qui a pu sélectionner ce film à la Quinzaine de réalisateurs de Cannes 2013.

De Raphaël Nadjari, avec Ori Pfeiffer, Moni Moshnov, Michaela Eshet…

2013 – Israël -1h40

Les autres sorties 4 décembre critiquées par cine-woman :

  • Rêves d’or, un film vérité sensible sur l’immigration latino-américaine aux US
  • So british vol. 2, festival de courts anglais signés Halas et Batchelor
  • La Reine des neiges, le Disney de Noël
  • Casse-tête chinois de Cédric Klapisch, 3ème volet des aventures de Xavier (Romain Duris) et de sa clique.
  • Le démantèlement du québécois Sébastien Pilote.
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4 décembre 2013

Rêves d’or

Véronique LE BRIS / Mon blog clandestin, Etats-Unis, Guatemala, immigration, immigrés, mort, péril, trip, vie, voyage / 0 Comments

Une vie meilleure?

 Juan, Sara et Samuel, trois adolescents du Guatemala, n’ont qu’un rêve : accéder à une vie meilleure aux Etats-Unis. Mais, y parvenir est un parcours semé d’embûches. De vol en maltraitance, ils vont rencontrer sur leur route le pire et le meilleur.

La route de l’enfer

Ils seront rackettés, arrêtés par la police ou par des réseaux mafieux, détenus, violentés… mais ils feront aussi la connaissance de Chauk, un jeune indien du Chiapas, au Mexique, qui ne parle pas espagnol mais qui a une connaissance hors pair de la terre et une intuition très juste des humains. Grâce à lui, ils iront plus loin…



Ce premier film signé de l’espagnol Diego Quemada-Diez a été conçu comme l’aurait été un documentaire. Ce n’est qu’après avoir recueilli de très nombreux témoignages de migrants clandestins qui ont quitté leur village et la pauvreté de l’Amérique latine pour tenter leur chance aux Etats-Unis, que Quemada-Diez a écrit son scénario.



Les jeunes gens de Rêves d'Or

Il a concentré sur les quatre jeunes personnages du film les aventures de ceux qui se sont confiés à lui. Ensuite, il a laissé à ses acteurs, des débutants, improviser les scènes qu’il leur racontait. Le résultat est formidable, d’une vérité nue qui n’aurait jamais été atteinte autrement et qui a valu au film d’être récompensé du prix Un certain talent à Cannes 2013.

De Diego Quemada-Diez, avec Brandon Lopez, Rodolfo Dominguez, Karen martinez, Carlos Chajon…

2013 – Mexique/Espagne – 1h42

En partenariat avec Grains de Sel

Les autres sorties 4 décembre critiquées par cine-woman :

  • Casse-tête chinois de Cédric Klapisch, 3ème volet des aventures de Xavier (Romain Duris) et de sa clique. 
  • La Reine des neiges, le Disney de Noël
  • So british vol. 2, festival de courts anglais signés Halas et Batchelor
  • Le cours étrange des choses, le dernier Raphaël Nadjari
  • Le démantèlement du québécois Sébastien Pilote.
Romain Duris et Kelly Reilly dans Casse-tête chinois
29 novembre 2013

Casse-tête chinois

Véronique LE BRIS / Mon blog Amour, Cédric Klapisch, L'Auberge Espagnole, Les Poupées russes, New York, problèmes existentiels, Romain Duris, saga, suite, vie / 0 Comments

Que sont-ils devenus ?

Dix ans après « les Poupées Russes », quinze après « L’Auberge espagnole », revoilà Xavier et une partie de sa clique. Il a désormais la quarantaine, une famille et sa vie semble toujours aussi compliquée. Il est marié depuis dix ans à Wendy, la mère de ses deux enfants. Après Barcelone, il a vécu à Londres puis à Paris, est devenu un écrivain à succès et c’est précisément à ce moment-là, en plein rythme de croisière, que Wendy décide de le quitter pour un américain, que sa copine lesbienne Isabelle lui demande de l’aider à avoir un enfant et finalement qu’il décide de s’installer à New York.

La vie au présent

Impossible de cacher notre plaisir à retrouver Xavier, Wendy, Isabelle et Martine, puisque les autres colocs de l’Auberge Espagnole ont fait les frais des dix années qui viennent de se passer. De retrouver Klapisch aux commandes de cette trilogie fort inspirée et très agréable à suivre. Car, à chaque fois, plus qu’à une suite, c’est à une nouvelle aventure qu’il nous convie. Un peu comme si tous (le réalisateur compris) grandissaient, vieillissaient avec nous et se retrouvaient confrontés à nos problèmes ou à ceux qu’on a su déjouer avant eux. Et comme Klapisch le fait en adéquation parfaite avec son temps, il parvient même à intéresser les plus jeunes, ceux qui ont rêvé de partager une Auberge espagnole et qui s’amusent de ce qui les attend. Ou pas.

Romain Duris et Kelly Reilly dans Casse-tête chinois

Le début du film (qui s’essouffle toutefois un peu dans la seconde partie) est, de ce point de vue remarquable : Klapisch, en jouant avec les formes (silhouette des personnages en papier, simulation d’écran d’ordinateur quand Xavier cherche un appart à New York, par exemple), ancre parfaitement ses héros dans l’époque actuelle, sans retenue ni distance, mais sans surenchère non plus et dynamise de la sorte son récit. On est donc bien dans les années 2010, à regarder évoluer des personnages qu’on a connus, plus jeunes.

Cécile de France dans Casse-tête chinois

Un passé que Klapisch nous rappelle pourtant par un subtile jeu de citations de deux précédents films : ses références musicales ou bien la reprise de scènes qu’il détourne habilement. Ou encore la voix off de Xavier qui a la particularité de commenter une scène dans laquelle il joue, en juxtaposant les voix. C’est à la fois si fréquent et amené si subtilement qu’on pourrait s’amuser à revoir les trois films en y cherchant les références.

La vie mode d’emploi

Malgré tout, Klapisch ne se prive pas d’innover : Xavier a vieilli, mûri, les questions existentielles qu’il se pose sont dormais plus profondes, il tente d’y répondre d’une façon plus intellectuelle et la manière dont il convoque ses maître-penseurs est à la fois inouïe et simple. Ce qui fait que tout en continuant à aborder des problématiques de la vie actuelle, le rire, le comique sont toujours les bienvenus. On passe donc deux heures de plaisir intense à retrouver des personnalités qu’on a aimées, à se balader très joliment dans New York, et notamment à Chinatown, à vivre intensément aux côtés de Xavier et l’ensemble gomme largement les petites imperfections du scénario (la scène où Xavier est coursier par exemple, qui n’apporte rien).

Audrey Tautou et Romain Duris, avec tous leurs enfants dans Casse-tête chinois

Désormais, Xavier semble avoir acquis un nouvel équilibre mais qui n’est qu’un désordre annoncé. Rendez-vous donc dans dix ou quinze ans, quand il se retournera alors pour dresser le nouveau bilan d’une vie qui s’annonce toujours aussi riche en bouleversements.

De Cédric Klapisch, avec Romain Duris, Kelly Reilly, Audrey Tautou, Cécile de France, Benoît Jacquot….

2013 – France – 1h54

Les autres sorties 4 décembre critiquées par cine-woman :

  • Rêves d’or, un film vérité sensible sur l’immigration latino-américaine aux US
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Les animaux de Juste un petit peu
27 novembre 2013

La sorcière dans les airs

Véronique LE BRIS / Non classé aventure, balai, dessin animé, enfants, humour, sorcière / 0 Comments

Dès 4 ans

D’habitude, les sorcières sont méchantes laides et elles font peur. Pas celle-ci. Quand elle embarque sur son balai avec son chat et son chaudron magique pour partir à l’aventure, on ne s’attend pas à ce qu’en perdant son chapeau noir, puis son nœud, puis sa baguette, elle fasse la rencontre impromptue d’un chien, d’un oiseau, d’une grenouille qui tous ensemble lui sauveront la vie.

Un classique anglais

Adapté de « Room on the broom », un classique de la littérature enfantine anglaise, écrit et illustré par Julia Donaldson et Alex Scheffler, qui ont imaginé « Gruffalo » et « Petit Gruffalo », ce dessin animé accessible aux plus petits est une manière joyeuse et enjouée de leur faire découvrir l’univers des sorcières et des dragons. Tout en douceur, mais avec des rebondissements bienvenus et sur un texte conté et dialogué en vers, confié à Pierre Richard. D’un dessin simple mais élégant, plongée dans une historie limpide, cette gentille sorcière a vraiment tout pour plaire.

Les animaux de Juste un petit peu

Deux petites historiettes pleines de charme et de magies figurent en avant-programme. « Juste un petit peu », qui raconte l’histoire d’un cochon qui emmène ses nouveaux amis pour une baignade au lac et « un jour merveilleux », celle d’une journée amusante partagée par une dame et son chat.

De Max Lang et Jan Lachauer

2012 – Grande Bretagne/ Suède/ Lettonie -0h50

En partenariat avec Grains de Sel

Les autres sorties du 27 novembre critiquées par cine-woman :

  • Amazonia, un docu-fiction au coeur de la forêt
  • Avant l’hiver, ou les retrouvailles de Kristin Scott Thomas et de Daniel Auteuil
  • Cet été-là, une tragi-comédie sur l’âge ingrat
  • Wajma, une fiancée afghane
  • Una noche, un film cubain
  • Les petites marguerites, une reprise de l’avant-garde tchèque
Wajma et Mustafa flirtent
27 novembre 2013

Wajma, une fiancée afghane

Véronique LE BRIS / Mon blog Afghanistan, crime, enceinte, enfant, femmes, fille, homme, honneur, islam, religion, séduction, statut, vierge, virginité / 0 Comments

Honneur ou dignité? 

Wajma a 20 ans, elle est étudiante en droit et belle comme un coeur. Mustafa lui fait une cour appuyée. Elle finit par se laisser faire, tombe enceinte. Il refuse de l’épouser. Rien de bien grave, en apparence. Mais, Wajma habite à Kaboul en 2013. Qu’elle ait eu une attitude « aussi irresponsable » va sceller à jamais son destin. 

Troublant et révoltant

Pour son deuxième film, Barmak Akram, afghan de naissance et français d’adoption, diplômé de la prestigieuse école de cinéma, la Femis, choisit un sujet difficile, révoltant. Mais, il choisit de le traiter d’abord avec une certaine légèreté – le flirt est d’ailleurs vraiment bien filmé, mettant en scène autant le trouble suscité chez Wajma par les sentiments affichés de Mustafa et la manière dont elle cédera à leur désir-. Puis, dès que le père de la jeune fille intervient, la caméra devient plus lourde, plus attendue aussi et donc moins intéressante. 

Wajma et Mustafa flirtent

Le réalisateur parvient toutefois à montrer toute la violence subie par cette jeune femme de la part des hommes, qu’il s’agisse de son père ou de son petit ami. Ce que vit Wajma est évidemment intolérable, inacceptable et pourtant, son destin ne semble offusquer personne. Même pas sa mère, qui a averti le père en sachant probablement comme il se comporterait, à peine sa grand-mère qui finit par lui apporter à manger et un peu de chaleur quand la jeune femme sera mis au ban, de sa famille, comme de la société. 

L’honneur au dessus des lois? 

Au nom de l’honneur, tout est accepté et paradoxalement, c’est la police, la force de la loi qui finira par protéger une famille régie par des traditions occultes alors qu’elle semblait vivre avec son temps, puisque Wajma est autorisée à suivre des études ou à utiliser un téléphone portable par exemple. 

Wajma à Kaboul

Outre son sujet, crucial aujourd’hui, l’autre intérêt du film, c’est qu’il a été financé et tourné entièrement en Afghanistan. On observe donc comme s’organise la vie d’une famille afghane derrière les murs et les portes fermées de la maison, conçue en plusieurs petits bâtiments qui ont chacun leur fonction et qui sont répartis autour d’une courette.

Magnifique Kaboul

A d’autres moments, on perçoit comment s’organise la vie sociale afghane, qui mixte les traditions les plus fortes et une certaine modernité. Enfin, on y perçoit l’extrême rigueur du climat hivernal, la neige, ainsi que la magnifique localisation de Kaboul, ville rarement filmée à part dans les JT, au pied d’une majestueuse chaîne de montagnes, enneigées en hiver. magnifique.  

Ce film a eu les honneurs de l’Acid, à Cannes 2013, et du Festival de Sundance 2013 où il a remporté le prix du meilleur scénario. 

De Barmak Akram, avec Bahar Wajma, Mustafa Abdulstar, Haji Gul Aser, Breshna Bahar…

2013 – Afghanistan/France – 1h26

Les autres sorties 27 novembre critiquées par cine-woman :

  • Avant l’hiver, ou les retrouvailles de Kristin Scott Thomas et de Daniel Auteuil
  • Cet été-là, une tragi-comédie sur l’âge ingrat
  • Una noche, un film cubain
  • Les petites marguerites, une reprise de l’avant-garde tchèque
  • La sorcière dans les airs, un programme de courts-métrages rigolo
Ivana Karbanova et Jitka Cerhova dans Les petites marguerites
25 novembre 2013

Les petites marguerites

Véronique LE BRIS / Mon blog cinéma expérimental, déstructuré, filles, marguerites, nouvelle vague tchèque / 0 Comments

Nouvelle vague

Elles sont un peu bizarres, Marie et Marie, ces deux colocs d’une vingtaine d’années. Elles s’ennuient tellement qu’elles se font inviter à dîner par de riches hommes âgés, forcément. Elles en profitent pour se baffrer, sans limite, puis elles les éconduisent de la plus amusante des façons en les mettant dans un train et en disparaissant par la porte arrière. Qu’importe… Ne sachant pas quoi faire de leurs dix doigts, elles en profitent donc pour faire n’importe quoi… Et finalement, ça n’a aucune importance.

Capter la vie des filles

A leur âge, la réalisatrice Vera Chytilva, une des figures de la Nouvelle Vague tchèque auprès de Milos Forman et de Jiri Menzel, faisait, de son propre aveu, « n’importe quoi avec la fille avec qui j’habitais. Mon idée de départ était donc de capter le style de vie de ces jeunes filles tant que j’en savais quelque chose ». Et si son ambition était celle-là, de ce point de vue, le film est complètement réussi. Il ne raconte rien, sinon leur ennui et ce que leur imagination leur offre pour pouvoir en sortir.

Ivana Karbanova et Jitka Cerhova dans Les petites marguerites

C’est donc débridé, foutraque, dingo, joyeux, inattendu, surprenant, déstabilisant… et très expérimental. Allez savoir pourquoi cette scène est d’abord filmé au travers d’un filtre jaune, puis vert, puis rouge, puis bleu, pourquoi celle-ci commence en noir et blanc et fini en couleur, pourquoi celle-là précède l’autre, pourquoi elles sont habillées de robes graphiques ou de papier journal…

Liberté créative

En fait, on s’en fout. Ce film, difficile à regarder de bout en bout aujourd’hui, qui se déguste mieux par morceau, pour l’esthétisme raffinée de ses compositions, Il est avant tout le témoignage de la vitalité créative d’une époque, celle de la nouvelle vague tchèque qui s’est épanouie au début des années 1960 et jusqu’au Printemps de Prague en 1968  et la prise de parole d’une réalisatrice iconoclaste et féministe – le reste de son oeuvre le prouvera, sans dogmatisme aucun -. En tout cas, il donne surtout l’envie de se plonger plus en avant dans l’oeuvre de cette réalisatrice étrange, à la vie contrastée entre succès et censure dure, qui a tourné une cinquantaine de films, courts-métrages et documentaires compris, entre 1960 et 2011.

De Vera Chytilova, avec Ivana Karbanova, Jitka Cerhova et Marie Ceskova…

1966 – Tchéquie – 1h16

Les autres sorties du 27 novembre critiquées par cine-woman :
  • Amazonia, un docu-fiction au coeur de la forêt
  • Cet été-là, une tragi-comédie sur l’âge ingrat
  • Wajma, une fiancée afghane
  • Una noche, un film cubain
  • La sorcière dans les airs, un programme de courts-métrages rigolo
  • Avant l’hiver, ou les retrouvailles de Kristin Scott Thomas et de Daniel Auteuil
Duncan (Liam James) et Owen (Sam Rockwell) dans Cet été-là
23 novembre 2013

Cet été-là

Véronique LE BRIS / Mon blog ado, Etats-Unis, famille américaine, famille recomposée, mal dans sa peau / 0 Comments

L’âge ingrat

Duncan, 14 ans, passe pour la première fois l’été dans la maison de vacances du nouveau compagnon de sa mère. Une famille recomposée où il ne trouve pas sa place. Son beau-père Trent est autoritaire et indélicat, sa mère sous son autorité, sa fille de Trent se moque de lui et les voisins et leurs habitudes sont envahissants. Duncan s’ennuie.

Sauvetage

Un jour, il part en bicyclette à la découverte des environs et tombe sur Owen, qui travaille dans le parc aquatique voisin. Un homme plus âgé que lui, qui va savoir lui parler et lui donner confiance en lui.



Duncan (Liam James) et Owen (Sam Rockwell) dans Cet été-là

C’est l’histoire d’une initiation, celle d’un gamin d’aujourd’hui, trimballé malgré lui dans les histoires des autres. Mal dans sa peau, loin du conformisme ambiant, Duncan subit sa vie sans en être l’acteur et c’est justement ce qu’Owen va lui apprendre. A sa manière.

Pure comédie US

Dans le plus pur style des comédies américaines familiales, ce film est basé sur des répliques et des situations un peu extrêmes, un peu grotesques mais dont le jeune Liam James, bien entouré par Toni Collette et Steve Carrell, se tire dignement.

De Nat Faxon et Jim Rash, avec Toni COllette, Steve Carell, Sam Rockwell, Liam James…

2013 – Etats-Unis – 1h38

En partenariat avec Grains de Sel

Les autres sorties du 27 novembre critiquées par cine-woman :

  • Avant l’hiver, ou les retrouvailles de Kristin Scott Thomas et de Daniel Auteuil
  • Amazonia, un docu-fiction au coeur de la forêt
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  • Una noche, un film cubain
  • Les petites marguerites, une reprise de l’avant-garde tchèque
  • La sorcière dans les airs, un programme de courts-métrages rigolo
Kristin Scott Thomas et Daniel Auteuil dasn Avant l'hiver de Philippe Claudel
22 novembre 2013

Avant l’hiver

Véronique LE BRIS / Mon blog bilan, Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Leila Bekhti, Philippe Claudel, questions existentielles, retraite, vie / 0 Comments

Du Sautet sans âme

 
Avant l’hiver n’est évidemment pas un statut météo (même s’il est de circonstance). Non, le titre suggère cette phase  où la vie commence à décliner et où l’on se demande insidieusement : l’ai-je bien vécue ?

Des roses, une épine

Paul, 60 ans, est un neurochirurgien établi dont on peut dire qu’il a réussi sa vie. Il partage avec Lucie, fidèle et présente, une maison splendide au jardin immense qu’elle entretient vaillamment et avec goût. Entre eux, l’harmonie et l’amour règnent depuis plus de 30 ans, et rien ne devrait venir perturber cette union paisible.
 
Kristin Scott Thomas et Daniel Auteuil dasn Avant l'hiver de Philippe Claudel
 
Rien, sauf peut-être des bouquets de roses rouges qui sont déposés au cabinet, à l’hôpital où Paul travaille et opère, et chez lui. Et puis, il n’arrête pas de croiser cette jeune femme étrange, Lou. En plein questionnement sur lui-même et sur son existence, Paul finit par s’attacher au mystère de la belle et à vouloir en savoir plus. Même si pour cela, il doit arrêter de travailler et mentir à sa femme.

A la Sautet

Incontestablement, Philippe Claudel, le réalisateur, a été élevé en regardant des films de Claude Sautet, donc il reprend plusieurs éléments : l’ancrage dans la bourgeoisie à l’aise socialement et financièrement, le tournage dans une ville de province, quelques scènes de confrontation familiale lors de grandes tablées aux discussions enlevées, la séparation assez drastique du rôle des sexes et un acteur, Daniel Auteuil. Il lui manque toutefois l’essentiel : la dynamique d’un groupe aux personnalités bien tranchées et le recul critique face à cette choralité qui se nourrit d’elle-même.
 

Daniel Auteuil et Leila Bekhti dans Avant l'hiver de Philippe Claudel
 
Chez Claudel, on suit les méandres existentiels d’un seul homme qui n’est évidemment pas en révolte contre ses semblables, mais seulement contre lui-même. C’est plat et beaucoup moins intéressant que du Sautet, d’autant que la menace vient vraiment d’ailleurs, de cette jeune fille auquel on peine un peu à s’attacher. On ne croit pas beaucoup aux rebondissements narratifs du destin de Paul.  Auteuil n’est même pas surprenant. En revanche, Kristin Scott Thomas, et plus étrangement Richard Berry, sont impeccables. Mes leurs atermoiements nous importent peu. Peut-être parce qu’on n’a pas encore l’âge de s’y plonger.

De Philippe Claudel, avec Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Richard Berry et Leïla Bekhti

2013 – France – 1h42
 
Les autres sorties du 27 novembre critiquées par cine-woman :
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© fabrizio-malteze

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Ma frère 

Ma frère du duo Lise Akoka – Romane Gueret traite avec énergie du tournant de vie de deux copines monos dans une colo. A Cannes Première.

ok Edith Semanni à IFM

L’interview d’Edith Semanni

En lançant il y a 6 ans un festival engagé, Edith Semanni choisit de combattre les inégalités femme homme grâce au cinéma et lance l’éducation par l’image.

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Love me tender

Love me tender est une adaptation épurée mais bien tenue d’une autofiction de Constance Debré, menée par la réalisatrice Anna Cazenave Cambet. En sélection à Un Certain Regard 2025.

okV. Golino fuori10253@Mario Spada

Fuori

Consacrer un film à la grande écrivaine italienne, Goliarda Sapienza,  pourquoi pas ? Mais pas celui de Mario Martone. Fuori était en compétition officielle au 78e Festival de Cannes dont il est reparti bredouille.

DLQJLM 08 ©Escazal Films

Dîtes-lui que je l’aime

Comme Clémentine Autain, Romane Bohringer a peu connu sa mère. Elle en fait un film Dîtes-lui que je l’aime, présenté hors compétition au 78e Festival de Cannes

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La petite dernière

La petite dernière, le 3e film d’Hafsia Herzi, a reçu le prix d’interprétation féminine rdu 78e Festival de Cannes remis à Nadia Melliti et la Queer Palm.

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