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19 décembre 2012

Tomi Ungerer – L’esprit frappeur

Véronique LE BRIS / Non classé Alsace, Etats-Unis, Fornicon, France, illustrateur, illustration, Jean de la Lune, les trois brigands, Tomi Ungerer / 0 Comments

de Brad Bernstein 

Sans désespoir, pas d’humour ! Voilà la devise de Tomi Ungerer, l’illustrateur de pub, d’affiches militantes, de magazines influents, de livres pour enfants et de dessins érotiques. Un grand écart qu’il revendique toujours aujourd’hui, bien qu’il ait été sa force et sa faiblesse.  Quant au désespoir, Tomi en a eu son lot qu’il a su savamment transformer en vivier d’inspiration.

Peu de gens le savent mais Tomi Ungerer est né français, alsacien, en 1931. Dernier fils d’une dynastie d’horloger strasbourgeois, il perd son père à l’âge de 3 ans et demi et c’est son premier traumatisme. « Les enfants doivent être traumatisés pour avoir une identité », souligne-t-il aujourd’hui, toujours aussi provocateur. A 7 ans, il connaît la guerre et à un poste privilégié : alsacien, il est accusé d’être français pour l’occupant, puis allemand à la fin du conflit.

Le traumatisme nécessaire

Trimballé entre deux cultures où il ne trouve pas sa place, il s’exile aux Etats-Unis en 1956 et s’y impose comme un illustrateur majeur. La pub se l’arrache, mais sa liberté de ton s’exprime aussi dans des affiches militantes particulièrement percutantes, sa tendresse dans des livres pour enfants (Jean de la Lune notamment) et sa passion des courbes féminines dans les recueils érotiques (Fornicon). Un mélange des genres que les associations bien-pensantes américaines n’apprécient pas du tout. Il est banni, contraint de quitter New York pour le Canada puis pour l’Irlande d’où il se confie aujourd’hui. Et le bilan qu’il dresse de sa vie est un véritable hymne à l’audace, à la défense constante de ses convictions, à sa lutte permanente contre l’injustice, contre le consumérisme,  contre l’impérialisme… quel que soit le prix à payer.

Formellement, ce documentaire ne revendique aucune créativité particulière. On pourrait même lui reprocher de montrer trop rapidement les dessins d’Ungerer, de ne pas nous laisser le temps de saisir son œuvre dense, variée et si riche. Mais, la force du film est ailleurs : dans la personnalité hors norme de Ungerer, dans le récit fascinant de sa vie, dans les témoignages nombreux de ses anciens collègues, dans le travail consciencieux de son auteur qui a à son actif plusieurs documentaires sur le sport et sur la musique,  et dans la manière très libre dont son « sujet » se confie. Car, c’est de cela dont il est question ici : comment garder la distance, l’intelligence du regard, la pertinence de ses opinions, jouer de l’ironie quand on est trimballé dans un siècle hystérique dont on fait semblant de ne pas saisir l’absurdité ? Tomi Ungerer le sait et là, il nous le confie.

Avec Tomi Ungerer, Maurice Sendak, Jules Feiffer, Burton Pike…

2012 – USA – 1h38


19 décembre 2012

Jean de la Lune

Véronique LE BRIS / Non classé dessin animé, enfant, ennui, imagination, Jean de la Lune, lunaire, lune, rêve, Tomi Ungerer / 0 Comments

Dès 5 ans

Bonhomme tout blanc, tout rond et très léger, Jean de la Lune s’ennuie tellement sur la lune qu’il décide de venir découvrir notre planète. Le Président de la Terre ne l’entend pas de cette oreille : il l’accuse d’être un dangereux envahisseur et le pourchasse jusqu’à le mettre en prison.

Mais, les enfants, que Jean de la Lune aident à s’endormir chaque soir,  et un savant un peu fou, vont l’aider à retourner chez lui, tout en contrant les ambitions démesurées du vilain Président.

Jean de la Lune est d’abord un conte à la fois poétique et un peu farfelu, signé du très créatif, Tomi Ungerer. C’est à lui aussi que l’on doit Les trois brigands dont Stephan Schesch, ici réalisateur, avait produit l’adaptation au cinéma en 2007. Dans un registre tout autre  – on n’est ni dans l’aventure, ni dans la comédie ici -, cette histoire merveilleuse qui parle autant de l’équilibre du monde, de la place de chacun, de l’ennui ou de la solitude est racontée au travers d’une succession d’univers très particuliers. A la poétique découverte de la nature chatoyante par Jean de la Lune, succèdent l’horrible bureau gris du Président puis la maison loufoque du scientifique, tous renforcés par des ambiances sonores, souvent empruntées au jazz, différentes.

Mais, le troublant est sans doute de constater à quel point Jean de la Lune est directement influencé par l’enfance de Tomi Ungerer, ce génial alsacien qui a réussit aux Etats-Unis avant d’en être chassé. Un documentaire, à réserver strictement aux parents, qui sort aussi le 19 décembre, relate sa vie d’une manière passionnante.

De Stephan Schesch, d’après le livre illustré de Tomi Ungerer

2012 – France/Allemagne. Irlande – 1h35 

En partenariat avec Grains de Sel

Hushpuppy dans Les bêtes du sud sauvage
12 décembre 2012

Les bêtes du sud sauvage

Véronique LE BRIS / Non classé bayou, eau, enfance, fantaisie, Louisiane, marginaux, Mississipi, mort, rêve, survie / 0 Comments

De Benh Zeitlin

Dans le bayou, au sud de la Louisiane, vivent Hushpuppy, 6 ans et son père. Leur maison est de bric et de broc, leur vie est un rafistolage.

Pourtant, pour rien au monde, ils ne quitteraient cet endroit maudit de dieux où la tempête fait parfois rage jusqu’à inonder leur village. Mais, ils sont d’ici et ne se voient pas vivre ailleurs. Même quand la terre se dérobe sous leurs pieds, quand elle est inondée ou envahie par des hordes d’aurochs. Ils y sont nés et y mourront.

Hushpuppy dans Les bêtes du sud sauvageVéritable ode à la forte personnalité et à la puissante culture des gens du Bayou, cette tranche de vie qui mêle réalité, légendes, force de caractère, sens de la fête et fait fi de toute rationalité oppose un père à sa jeune fille ou plutôt propose une passation, celle d’une manière de vivre unique qui ne résiste au temps qui passe et au temps qu’il fait que par la volonté de ses protagonistes. Et ils ont la tête et le cœur durs.

Fable parfois réaliste, ce film a été bardé de récompenses dans les festivals, recevant le Grand prix du Jury à Sundance et la Caméra d’or à Cannes. Si on peut difficilement l’originalité de son propos, il faut accepter de se laisser aller dans cette aventure pas toujours aimable, au filmage tremblé et à l’onirisme parfois un peu plaqué.

Avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly, Lowell Landes…

2012 – Etats-Unis – 1h32

12 décembre 2012

Ernest et Célestine

Véronique LE BRIS / Ciné-Mômes, Films, Mon blog adaptation, cinéma français, Daniel Pennac, dessin animé, enfant, Gabrielle Vincent / 0 Comments

Ernest et Célestine sur l’amitié entre une souris et un ours est une adaptation très douce, très tendre  des albums de Gabrielle Vincent, réalisée par le jeune Benjamin Renner et dialoguée par Daniel Pennac. Superbe.

Lire la suite
Affiche française du film A perdre la raison
11 décembre 2012

Bilan 2012

Véronique LE BRIS / Mon blog A perdre la raison, bilan 2012, Flops, Skyfall, top 10 / 2 Comments

Affiche française du film A perdre la raisonTop 10, 10 Flops

Puisque c’est l’époque des bilans, il faut bien s’y résoudre. Déjà, nombre de confrères ont bombardé Facebook de leur classement. Voici celui de Cine-Woman, qui diffère pas mal de tout ce que j’ai pu voir passer depuis quelques jours.

Avec comme grand coup de coeur de l’année 2012: A perdre la raison de Joachim Lafosse, avec Emilie Dequenne, Tahar Rahim et Niels Arestrup. 

Le Top 10 :

1) A perdre la raison de Joachim Lafosse

2) L’enfant d’en haut d’Ursula Meier

3) La terre outragée de Michale Boganim

4) The descendants d’Alexander Payne

5) Laurence Anyways de Xavier Dolan

6) Miss Bala de Gerardo Naranjo

7) Barbara de Christian Petzold

8) La seconde femme d’Umut Dag

9) Sous la ville d’Agnieszka Holland

10) Camille redouble de Noémie Lvovsky

La suite dans le désordre :

Anna Karénine, Cloclo, Argo, Le jour des corneilles, Ernest et Célestine, Adieu Berthe, Louise Wimmer, Les Acacias, Tomi Ungerer – L’esprit frappeur …

Les inclassables : 

Le sujet est fort mais le film m’a trop mise mal à l’aise pour l’apprécier:

Amour, Au pays du sang et du miel, Rebelle, Quelques heures de printemps

Les regrets :

Les films que j’aurai aimés voir mais que j’ai ratés, il n’y en a que 5, une misère! 

Les femmes du bus 678 , Margin Call, Tabou, Wrong et Take Shelter.

Les 10 pires cauchemars :

Des films qui ont suscité autant d’attente que de déception (parfois plus)

1) Skyfall de Sam Mendès

2) J. Edgar de Clint Eastwood

3) To Rome with Love de Woody Allen

4) Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais

5) Superstar de Xavier Giannoli

6) The impossible de Juan Antonio Bayona

7) Frankenweenie de Tim Burton

8) Elle s’appelle Ruby de Jonathan Dayton et Valerie Faris

9) La part des anges de Ken Loach

10) Kirikou et les hommes et les femmes de Michel Ocelot

Rendez-vous sur la page facebook Cine-woman pour vos réactions.


5 décembre 2012

La balade de Babouchka

Véronique LE BRIS / Non classé animation, Babouchka, balade, enfant, russe, Russie, tout-petit / 0 Comments

Dès 2/3 ans

De 2004 à 2011, Pilot, un studio d’animation russe, a lancé un vaste projet baptisé La montagne des joyaux. Il réunit 52 courts-métrages de 13 mn chacun imaginés à partir de contes folkloriques issus des quatre coins de cet immense pays pour en illustrer la diversité culturelle.

En voici quatre, remis dans leur contexte puisqu’ils commencent tous par une petite présentation du peuple et de l’origine géographique qu’ils illustrent. Le Rossignol est un conte traditionnel tatar sur le prix inestimable de la liberté, Histoires d’ours honore l’ours, le roi de la Taïga et son pouvoir décisif sur les autres animaux. Les deux autres sont plus universels. Zhiharka raconte comment une petite fille malicieuse et intrépide arrive à déjouer la ruse d’une renarde affamée. Enfin, notre préféré tant son dessin est beau, coloré et son ambiance gaie, La maison des biquettes, décrit comment un petit garçon un peu filou, pourchassé par des loups, trouve refuge dans une maison particulièrement alléchante…

Les techniques d’animations, toutes traditionnelles, varient suivant les histoires mais la qualité est constamment au rendez-vous. Courrez voir ce programme magnifique aussi amusant qu’instructif tant il permet une première approche fort intelligente de ce pays grand comme un continent. Une suite, issue de la même série et baptisée, L’ogre de la Taïga, sortira sur les écrans en février.

Du studio d’animation russe Pilot

2006 – Russie – 52 mn

En partenariat avec Grains de Sel

5 décembre 2012

Anna Karenine

Véronique LE BRIS / Non classé adultère, Amour, Anna Karenine, héroïne, Keira Knightley, passion, Russie, scandale / 0 Comments

De Joe Wright 

Anna Karenine, quintessence de l’héroïne russe, s’invite pour Noël. C’est au moins la vingtième fois que ce roman de Tolstoï est adapté au cinéma, la dernière en date étant incarnée par Sophie Marceau. Cette fois, c’est l’anglaise Keira Knightley, l’actrice fétiche et fidèle au réalisateur Joe Wright, qui endosse la robe de cette femme adultérine.

La Russie, en 1874. La belle Anna Karénine a tout ce qu’une femme de son époque peut souhaiter : un mari influent, un enfant aimant et un statut social conséquent. Au hasard d’un voyage à Moscou, elle croise le jeune comte Vronski. Le coup de foudre est aussi réciproque qu’immédiat. Elle tente pourtant d’y échapper en retournant à Saint Petersbourg mais le comte la suit. Elle entame alors une relation hors mariage qui sera la signature de sa fin, sociale, conjugale et même maternelle….

Moderne, résolument

Critique sociale extrêmement piquante, le roman de Tolstoï est évidemment aussi une magnifique histoire d’amour. C’est d’ailleurs cet aspect qui inspire le plus le réalisateur : il est plus à l’aise dans la construction de l’histoire, dans la rencontre des deux amoureux et la manière dont ils s’éprennent l’un et l’autre que dans la mise en scène de la déchéance de la belle. Pourtant, il donne immédiatement le ton : la vie n’est qu’une scène de théâtre dont les tableaux se succèdent les uns aux autres et où l’essentiel est sans doute de briller pour pouvoir soutenir le regard des autres.  Et cela, il le met en scène littéralement filmant Anna et ses contemporains comme s’ils étaient sur un plateau ou juste derrière, en coulisses, toujours prêts à changer de costumes ou de rôles. Cette audace formelle est aussi bluffante que lassante : sidérante quand on passe d’un gros plan sur un personnage aux champs enneigés de la Sibérie, lassante car un peu trop répétitive.

Mais, cette technique comme le casting, Keira en tête, donne une belle modernité à cette adaptation. S’il fallait comparer, disons que Joe Wright s’éloigne encore un peu plus du classicisme de ses débuts déjà fort prometteurs (Orgueil et préjugés puis Reviens moi !, toujours avec Keira Knightley) pour rejoindre l’audace formelle de Moulin Rouge ! de Baz Luhrmann, la folie en moins.

Cette Anna vaut cent fois le détour, notamment pour tous ceux qui  veulent découvrir l’histoire avant de lire le roman. Un seul bémol, le charme pas tout à fait criant du fameux comte Vronski, blondinet certes séduisant interprété par Aaron Taylor-Johnson, mais qui dans notre imaginaire (plus que dans le film) ne fait pas le poids contre Jude Law (le mari un poil coincé), ici vieilli, enlaidi.

Avec Keira Knightley, Jude Law, Aaron Taylor-Johnson…

2012 – USA – 2h11


7 novembre 2012

Argo

Véronique LE BRIS / Non classé Ambassade, Ben Affleck, danger., Hollywood, incroyable, Iran, otages, suspens, USA / 0 Comments

de Ben Affleck

Les moins jeunes d’entre vous se souviendront sans doute de cet événement marquant : le 4 novembre 1979, tous les employés de l’Ambassade américaine à Téhéran, en Iran, sont pris en otage par des activistes de la Révolution iranienne alors en cours. Ils resteront détenus pendant 444 jours. Tous ? Non, six d’entre eux réussissent à s’enfuir et à se réfugier à l’Ambassade du Canada.

La CIA, aux Etats-Unis, prend vite conscience que le destin de ces six ressortissants risque d’être tragique si elle ne réussit pas à les évacuer au plus vite. L’opération est toutefois extrêmement délicate, les Etats-Unis étant à juste titre accusés par les Iraniens, de leur avoir imposer la dictature du Shah et d’avoir protéger sa fuite, quand il a été renversé. Ce qu’ils ne leur pardonnent pas. Un spécialiste de l’exfiltration, Tony Mendez, propose alors une opération dingue, baptisée Argo. Tellement dingue qu’elle ne peut exister qu’au cinéma !

Loufoque

On ne reconnaît pas tout de suite Ben Affleck qui, avec une barbe fourni et un look très seventies, joue Tony Mendez. Avouons-le tout de suite, ce nouveau rôle lui va très bien. Son nouveau look donne à cet acteur fade, une épaisseur inédite. Et ce n’est pas la moindre bonne nouvelle de ce film au suspens haletant et bien maitrisé. Inspiré d’une histoire vraie, que l’on a un peu oublié depuis et qui fut longtemps tenue au secret, Argo raconte par le menu la puissance de feu des services secrets américains quand il s’agit de sauver leurs ressortissants. Tout semble possible et l’idée la plus folle peut s’avérer la plus salvatrice ! Mais, pas seulement ! C’est aussi celle qu’une nation toute entière est prête à mettre en œuvre pour sauver ne serait-ce qu’un seul d’entre eux, chacun y contribuant avec son talent et à sa mesure.

Et justement, là où Ben Affleck, le réalisateur cette fois, est subtil, c’est que ce patriotisme latent n’est jamais abordé frontalement, mais toujours sous-entendu. Lui préfère privilégier l’action et le suspens pour nous plonger au cœur de cet enjeu géopolitique. Du coup, on se passionne pour cette histoire loufoque…. Jusqu’à l’ultime scène, totalement superflue, où Ben Affleck ne peut s’empêcher de jouer le père de famille idéal. A part cette maladresse (qu’on en a plus que marre de pardonner !), le film vaut vraiment le détour et hisse Ben Affleck dans la cour des réalisateurs américains à surveiller. De très près.

Avec Ben Affleck, Bryan Cranston, Alan Arkin, John Goodman…

2012– USA – 1h59  


7 novembre 2012

L’étrange créature du lac noir

Véronique LE BRIS / Non classé 3D relief, Amazonie, femme fatale, film culte, film de monstres, homme-poisson, légende / 0 Comments

La note Cine-Woman : 3/5

Dès 10 ans

Un explorateur découvre la patte d’un animal étrange au Brésil. Il regroupe une équipe complète de scientifiques pour l’aider à retrouver l’origine de cette créature inconnue. L’expédition part donc dans les zones les plus reculées de l’Amazonie pour mettre la main sur le fossile de l’animal ou tout élément prouvant son existence.


Bientôt, le bateau et ces chercheurs se retrouvent bloqués au dessus du lac noir, dont personne n’est jamais ressorti vivant. Là, ils s’aperçoivent qu’un homme poisson hante le lac. Il serait même capable de décimer l’équipage, sauf Kay (Julie Adams), la charmante petite amie d’un des membres de l’expédition.  Une chasse est organisée… Comme King Kong, mais dans les profondeurs sous-marines, l’étrange créature du lac noir de Jack Arnold est un film de monstres mythiques qui en a, depuis, inspiré des dizaines.  Comme l’immense gorille rapporté à New York, l’homme-poisson est très dangereux… quand il n’est pas fasciné par les femmes. L’une des plus belles scènes est d’ailleurs celle d’une nage en duo, Kay à la surface, lui au fond de l’eau dans un ballet saisissant et visuellement époustouflant. A (re)découvrir en noir et blanc, dans cette nouvelle version restaurée avec soin et en 3D pour la somptueuse beauté sous-marine et l’incongruité d’une histoire d’amour hors norme.

De Jack Arnold, avec Richard Carlson, Julie Adams, Richard Denning…

1954 – USA -1h19

En partenariat avec Grains de sel


affiche française du dernier james Bond, Skyfall
7 novembre 2012

Skyfall

Véronique LE BRIS / Mon blog 007, action, agent secret, bourrin, Daniel Craig, James Bond, Javier Bardem, sexy / 0 Comments

affiche française du dernier james Bond, SkyfallPourquoi ce James Bond est mauvais

Avec plus de 4 millions d’entrées en deux semaines, c’est sans doute suicidaire de vouloir expliquer pourquoi Skyfall est un des plus mauvais de la séries des James Bond. Mais voilà, comme la déception a été à la hauteur de l’attachement passé à ce héros du XXème siècle, il devient primordial d’expliquer pourquoi ce James Bond n’en est pas un, et surtout pas un bon.

007, c’est un agent secret, donc une sorte de militaire à la solde de sa hiérarchie, payé pour tuer, répondre aux ordres, enfin surtout pas pour avoir des états d’âme. Et cela quelque soient les désordres qui ont peuplé sa vie. Ca fait 22 épisodes qu’il tue à tout va, parfois même des personnes qui lui sont chères (cf. Casino Royale) et qu’il ne s’en porte pas plus mal. Donc, premier théorème : un James Bond ne souffre aucune psychologie. L’inverse serait un contre-sens total. 

Deuxio : James Bond est certes un bourrin, mais il a aussi une once de dandysme anglais qui lui vaut une sacrée réputation auprès des femmes. Quand un cul passe, il hésite toujours entre poursuivre sa mission ou bien suivre sa proie. Heureusement, elles vont souvent de pair ! Ce qui nous a valu quelques James Bond Girls savoureuses, évidemment plus recrutées sur leur plastique que sur leur QI (mais un axiome ne se discute pas), quelques répliques hyper-misogynes… Justement, on l’aimait lui parce qu’il n’était pas parfait. Dans Skyfall, à part deux misérables scènes pas torrides du tout, le sexe et l’érotisme sont relégués dans une dimension stratosphérique. Et ce n’est pas la vague allusion aux penchants gay des deux héros (on croit rêver!) qui rachète l’ensemble. Bien au contraire. 

On passe aussi sur l’absence total d’humour, ce qui ne gâchait pas la fête auparavant, sur l’absence de destinations idylliques et de lieux complètement incongrus qui nous faisaient rêver, sur l’absence de dialogue… Franchement, même si j’aime de moins en moins Daniel Craig, vénéré à l’époque de Layer Cake, il sait apprendre un texte, non?

Le pire, pourtant, est encore à venir. Le pire, c’est l’absence d’un enjeu fort, d’un méchant ambitieux complètement mégalo du genre je fais sauter la planète si vous m’arrachez un cheveu. Ici, rien. A peine une vague piste esquissée au départ, celle d’un vague réseau de terroriste international genre Al-Qaïda, un réseau à plusieurs têtes dont M aurait malencontreusement égaré la liste! (en fait, celles des membres du MI6 infiltrés, quelle faute de goût!). On en voit quelques uns défiler sur un écran et puis, fini. Basta. A dégager! Pile au moment où l’on croyait sillonner la planète à leur recherche avant de découvrir qu’ils étaient tous manipulés par un grand esprit. Raté, le méchant (brillant Bardem, quand même) n’a juste pas supporté une brimade professionnelle et a décidé de se venger de son ex-chef.

On arrive alors péniblement à un règlement de compte entre deux ex-collègues qui ont mal digéré leur oedipe, chacun revendiquant une sorte de relation filiale avec la fameuse chef de service. Sans aucune autre ambiguité, sans aucune fausse piste, rien. Donc, Bond tend un piège à l’autre, qui fonce dedans tête baissé, et l’un comme l’autre se tire dessus jusqu’à ce que mort s’ensuive. Au secours!

C’était sans doute une grave erreur de confier un film d’action si codifié à un très bon réalisateur de films d’auteur. Sam Mendès est un grand quand il réalise American Beauty ou Les noces rebelles. Mais, pas James Bond.

Si c’est ça, la nouvelle tendance, le nouveau style des 007, vivement qu’il meurt et laisse sa place à 008!

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