Suzanne

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Bad girl

Suzanne, le deuxième film de Katell Quillévéré, a ouvert le jeudi 16 mai à 20h la 52e Semaine de la Critique à Cannes. Suzanne ou l’émouvante destinée d’une jeune femme et de sa famille.

La fascination du mâle

Suzanne a grandi auprès de son père et de sa sœur, Maria, un peu plus jeune qu’elle. Leur mère est morte quand elles étaient enfants et c’est peu dire que leur père, un chauffeur routier parfois absent, a toujours été aimant, très entourant.
Sara Forestier et Adèle Haenel, soeurs dans Suzanne
Les deux filles grandissent ensemble, très proches et très soudées, chacune avec leur caractère. A peine adulte, Suzanne, la plus rebelle, tombe enceinte. Charlie nait et la vie reprend son cours. Mais Suzanne rencontre bientôt Julien, un garçon dont elle tombe violemment amoureuse. Pour le meilleur mais aussi pour le pire…  

Biopic d’une anonyme

Avec ce deuxième film, Katell Quillévéré fait preuve d’une réelle confiance en elle. L’histoire de Suzanne, qui s’étale au moins deux décennies et avec une succession d’événements forts, est racontée avec une économie de moyens et une maîtrise du rythme assez originale. En gros, elle choisit de s’attarder sur l’essentiel, mais son essentiel a elle peut être furtif, fugace ou parfois prendre du temps, ce qui est parfois déstabilisant.

François Damiens, le père attentionné de Suzanne

En revanche, Katell Quillévéré brille dans deux domaines : quand elle met en scène les relations entre les deux sœurs, révélant entre elles une union au-dessus du reste, et cela malgré les absences, et les heurts de la vie. Et surtout dans sa direction d’acteurs. Si Sara Forestier et Adèle Haenel parviennent à composer un duo aussi complice qu’équilibrée, François Damiens s’impose, de manière époustouflante, aussi bien en père de famille tendre, aimant, parfois irrité par les choix de ses filles qu’en chauffeur de camion à la virilité plus revendiqué. Il est génial. Rien que pour lui, le film mérite un sérieux détour.  

De Katell Quillévéré, avec Sara Forestier, Adèle Haenel et François Damiens.

2013 – France – 1h34

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