Enfants valises

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de Xavier de Lauzanne 

Ils  s‘appellent Aboubacar, Dalel, Hamza, Cholly, arrivent de Côte d’Ivoire, d’Algérie, du Mali ou du Congo Brazzaville et ont entre 12 et 16 ans. Quelque que soit la manière ou la raison pour lesquelles ils se retrouvent en France, qu’ils soient venus clandestinement ou non, l’Education Nationale a obligation de les accueillir pour les instruire et leur apprendre le français.

Trouver sa place

Nous voici donc plongés au cœur de la classe de Mme Legrand qui a la charge d’une bonne vingtaine de jeunes au passé souvent douloureux et dont l’objectif est de tout faire pour qu’ils puissent trouver une place dans notre société. Ce qu’elle s’applique à construire avec un dévouement très louable.

La classe dans Enfants valisesLe réalisateur suit donc la classe au complet durant une année scolaire et montre leurs progrès dans le maniement d’une langue qui n’est pas la leur, dans l’acquisition d’une culture qu’ils découvrent. Il s’attache aussi à quelques destins individuels, notamment lors du stage en entreprise qu’ils réalisent tous et qui doit leur montrer la voie de la vie active. On perçoit mieux alors les difficultés qu’ils ont à s’adapter ici, à cet environnement familial compliqué qui est désormais le leur, puisque tous ont fui une situation complexe, parfois dangereuse mais où ils avaient leurs repères et un cadre affectif qui leur fait cruellement défaut désormais. Certains en sortiront grandis, d’autres non. Instructif.

Documentaire

2013- France – 1h26

En partenariat avec Grains de Sel

Et aussi sur cine-woman : No pain no gain de Michael Bay, Tip Top de Serge Bozon et Ma belle gosse de Shalimar Preuss


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