Into the woods

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Promenons-nous dans les bois

Les scénaristes hollywoodiens sont-ils dans une telle panne d’inspiration ? Ou bien est-ce le public qui est en demande exclusive de territoire connu ?

Into the woods (qui fut un show sur Broadway avant de devenir un film Disney ?) est une drôle  de comédie musicale dont on a l’impression d’avoir déjà entendu plusieurs la muisque et els chansons insupportables et dont l’histoire laisse pantois.

Il semble que Disney ait adapté tous les contes traditionnels disponibles. L’idée, cette fois-ci, a donc été d’en mélanger quatre et d’imaginer une histoire sans intérêt qui mêlerait les quatre contes en question. Vous suivez ? On reprend : Cendrillon, Jack (celui des haricots magiques), Raiponce et le petit chaperon rouge se rencontrent dans un bois, où un couple de boulangers a besoin de les réunir pour déjouer le sort qu’une méchante sorcière leur a jeté. L’histoire peine alors à trouver une suite potable et se perd dans une ode à la famille et à la paternité assumée, avec tout un tas de décès prématurés.

En plus de l’aberration scénaristique de départ qui impose que certains contes soient évacués rapidement (le petit Chaperon est raconté en trois scènes) quand d’autres personnages (Raiponce et son prince charmant) disparaissent tout simplement, il y a la musique. Et là, attention les oreilles ! Non seulement c’est à peu près la même que celle de tous les « musicals » actuels, mais les voix comme l’orchestration, sont clinquantes, fatigantes, irritantes, à la limite de l’audible, le pire étant quand les personnages se répondent.

Plus que d’offrir une telle partition à un certain James Lapine, méconnu et jamais remarqué, pourquoi ne pas la commander à un artiste en vogue actuel, une Beyoncé, une Rihanna voire une Madonna de composer et d’interpréter une comédie musicale au moins en phase avec l’époque ?

Parler aussi de l’humour ridicule des princes charmants (duo Agonie/infâmie) et le comportement limite du prince de Cendrillon « J’ai été élevé pour être un pirnce charmant, pas pour être sincère ».

Seule bonne nouvelle comme tjs : Meryl Streep, une sorcière pas comme els autres, méchnate et terrifiante à souhait.

Sortie : 4 février

Durée : 1h30


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