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J9-75e Festival de Cannes

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J9-75e Festival de Cannes. Tenir, tenir jusqu’au bout…

Ça sent la fin…. et c’est bien !

Valérie Valéro, la chef déco d’hier, m’a convaincue de la rejoindre sur le stand de la CST (Commission supérieure technique) pour un petit déjeuner dédié aux violences contre les femmes sur les plateaux de cinéma. A ce que je comprends, la prise de conscience était plus nécessaire. La plupart des femmes présentes qu’elles soient chef op, chef déco, ingénieure du son, bref à la caméra ou au son, ont toutes à se plaindre de comportements inappropriés dans leur travail. Toutes disent en avoir eu ras le bol d’être soumises au bon vouloir – c’est-à-dire au pouvoir, à l’autorité – masculin. Les hommes, nombreux pour une fois, ne mouftent pas. Des formations pour lutter contre les VHSS (violences et harcèlements sexistes et sexuels) viennent d’être mises en place avec l’AFDAS.

J9-75e Festival de Cannes : les techniciennes haussent le ton

Claudine Nougaret, ingénieure du son, productrice et vice -présidente de la CST, égrène des chiffres douloureux à entendre :

Concernant les films de la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2022, la part des techniciennes est encore faible. Les femmes y représentent :

On est encore loin de la parité, même si tout le monde sait que les violences ne diminueront que quand il y aura plus de femmes à des postes à responsabilité. J’échange avec des membres de Femmes à la caméra, le collectif de cheffes op qui s’est monté pour défendre leurs droits. Elles m’expliquent leurs actions, ont l’air innovantes et dynamiques. Une bonne nouvelle en ces temps de remise en question du Collectif 50/50.

Récompenser les jeunes talents

Un prix remis à la meilleure jeune technicienne d’un des films de la compétition a été mis en place récemment. Trois films seulement y sont éligibles durant cette édition.

Le Prix de la jeune technicienne française, remis depuis 2021, n’a le choix qu’entre 4 candidates :

Finalement c’est Marion Burger qui sera lauréate cette année.

Marine Burger, prix CST de la jeune technicienne 2022, pour son travail de cheffe décoration sur le film Un petit frère de Leonor Serraille

Valérie Valero m’a aussi conseillée d’avoir voir le court métrage de la Quinzaine des réalisateurs sur lequel elle a travaillé : Maria Schneider, 1983 d’Elisabeth Subrin. Il s’agit d’un film conceptuel. Une interview de l’actrice Maria Schneider pour l’émission Cinémas cinémas répétée dans le même décor par trois actrices différentes : Manal Issa, Aïssa Maïga et Isabel Sandoval, trois femmes différentes. C’est le second court-métrage que je regarde. Le premier m’a mise à terre. Je quitte la salle pour aller voir Les bonnes étoiles, le beau film de Kore Eda qui est en compétition officielle et dont un des acteurs recevra le prix d’interprétation masculine. Alors qu’ils étaient au moins trois à avoir des rôles équivalents.

Fin de la Quinzaine

J’enchaîne ensuite avec le film de clôture de la Quinzaine des Réalisateurs, Le parfum vert de Nicolas Pariser, un thriller d’espionnage imparfait mais idéal pour mon état. En amont, le Paolo Moretti, le sélectionneur en chef dont c’est l’ultime édition – on ignore qui le remplacera- se félicite d’avoir réuni un public qui n’a jamais été aussi nombreux cette année. C’est un peu dur à croire car à chaque séance où je suis allée, il restait des places même s’il a été difficile durant tout le festival d’en obtenir (moins à la Quinzaine qu’ailleurs certes). Il signale aussi une sélection « quasi paritaire depuis deux ans ». Il était temps…

Une fête (avec l’ambiance décontractée de la fin du festival) suit sur la plage de la Quinzaine. J’y retrouve mes amis de soirée… C’est joyeux, on danse jusqu’à la fin… et je les quitte alors qu’ils filent au Silencio.

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