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J8-75e Festival de Cannes

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J8-75e Festival de Cannes. Une semaine de festival dans les pattes, un des deux films iraniens en compétition et une fête joyeuse…

Changement de décor

Mercredi je déménage. Et comme je me suis couchée très tard, j’ai du mal à me lever. Or, j’ai ma valise et le ménage à faire et rendez-vous à 11:30 avec la nouvelle proprio. À vrai dire le plus long sera de trouver un Uber pour y aller. « C’est un bon festival, me confirme le chauffeur, pas au niveau de 2016 mais mieux que toutes ces dernières années ». Là dessus comme sur tout, les avis divergent.

Un décor de Jeune femme de Léonor Serraille dessiné et conçu par Valérie Valéro

L’appartement est génialement placé entre la gare et le Gray d’Albion, dans une rue super animée – j’adore qu’il y ait de l’ambiance en bas de chez moi- mais complètement au calme car entièrement sur cour. Je salue les anciennes occupantes, pose ma valise et me repars aussitôt pour un déjeuner avec la chef déco, Valérie Valéro. Elle a travaillé sur Jeune femme de Léonor Serraille, qui a reçu la caméra d’or en 2017 pour ce film et présente son second, Un petit frère, en compétition officielle ce vendredi J10- 75e Festival de Cannes. J’aime bien l’enthousiasme de Valérie, sa détermination qui ne scille jamais.

J8-75e Festival de Cannes : tout sur la déco

Je l’ai rencontré lors des trois jours de formation à Photoshop que j’ai fait dans ma vie et dont j’ai à peu près tout oublier du contenu, mais pas elle. On se recroise de temps à autre et j’adore sa conscience écolo puisque c’est une des fondatrices et responsables du collectif Eco Deco. Leur travail est formidable : ils ont monté ce mouvement anti-green washing, une nouvelle manière, plus verte, de concevoir des décors de cinéma, créé une ressourcerie du cinéma où les chefs déco peuvent aller ce qu’il leur faut.  Son métier est passionnant même si mal connu mais j’adore sa manière de décrire la fabrication des décors. Je m’en suis d’ailleurs inspirée pour aménager mon appartement (à Paris, pas à Cannes où la déco est un poil chargée). Elle me donne toujours des tuyaux intéressants et là, je prends des notes.

Leila (Taranah Alidoosti) entourée de ses quatre frères

A 15h, je vais voir Leila’s Brothers, un film iranien du jeune réalisateur Saeed Roustaee, fort long mais intéressant sur une histoire de famille abracadabrantesque. Le père sacrifie ses fils au chômage pour devenir le parrain d’un clan qui le méprise. La fille s’oppose à ces ordres établis et propose, avec l’argent qui servirait à promouvoir le père, d’acheter un magasin dans un centre commercial qui fonctionne bien pour que tout le monde travaille. Une succession de péripéties va bousculer leur destin à tous. La fille est une vraie rebelle dans ce que la société iranienne actuelle peut supporter. C’est un peu long et bavard mais moderne et fort bien joué. L’actrice, Taranah Alidoosti, est une sérieuse prétendante au prix d’interprétation.

Moi qui pensais rester tranquille dans ma nouvelle demeure pour me remettre de mes émotions, je file à la soirée de la Semaine de la critique, toujours dans les jardins de la Médiathèque et tombe sur la moitié du cinéma français… C’est chouette mais si on sent que les premiers départs commencent à sonner la fin du festival. Mais, c’est là où l’ambiance (des soirées surtout) est la meilleure.

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