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les tops 5 de Diastème

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Les femmes et le 7ème art, c’est une longue histoire mal connue. Pour l’honorer, Cine-Woman demande à tou(te)s les 5 films de femmes et les 5 rôles féminins qui les ont marqués. Diastème, le réalisateur de Juillet Août, nous a confié ses listes.

Les choix de Diastème

Entre deux trains, en pleine promotion de son troisième film, Juillet Août, Diastème a concocté de tête  » deux petites listes incomplètes et subjectives, dans le désordre ». Mais, il a quand même cru bon de rajouter que « n’ayant pas une grande passion pour les classements en matière artistique (ni en d’autre matière d’ailleurs), cela me va très bien ». A nous aussi, ses choix nous vont très bien. Surtout qu’il a pris le temps de les argumenter.

Diastème

Après quelques 9000 km de promo à travers la France, Diastème – une dizaine de pièces de théâtre et autant de livres dont 3 romans et 3 films dont Un Français – avoue être fatigué. Dès la sortie de Juillet Août, il reprendra l’écriture de son prochain long métrage, « un film d’époque qui se situe au XIXème siècle ». Et cela, après une petite halte à Hambourg, le 16 juillet 2016, où il ira accompagner Un Français. Son deuxième film, politique et courageux traite de la montée du FN en France et a fait polémique lors de sa sortie le 10 juin 2015. En attendant, Diastème nous offre des vacances pleines d’aventures avec Juillet Août et même une petite blague (vous verrez).

Mes 5  films de femmes préférés

1- Félicité de Christine Pascal. Je devais avoir douze ou treize ans quand je l’ai vu – et ma passion pour Christine Pascal, malgré son décès, est toujours aussi forte. Grande actrice, belle réalisatrice, Félicité est son film le plus personnel et le plus rare. Je sais que certains festivals pointus le passent de temps en temps. À guetter.

Félicité de Christine Pascal

2 – Zéro Dark Thirty de Kathryn Bigelow. Ou Démineurs, aussi bien. Grande grande grande réalisatrice – même si je ne suis pas fou de ses premiers films, comme Point Break. Une leçon de cinéma d’action, genre jusque-là masculin, avec un montage images et un montage son à étudier dans les écoles.

Jessica Chastain (Maya)

3 – La leçon de piano de Jane Campion. Vu à sa sortie, une claque, très loin de ses premiers films, notamment Sweetie, que j’avais adoré, plus proche de son dernier Bright Star, qui m’a lui aussi bouleversé. J’aime énormément cette femme, malgré son polar érotique un peu ridicule avec Meg Ryan dont j’ai oublié le titre – In the cut, ndlr-. Et sa dernière mini-série, Top of the lake,  est elle aussi magistrale. Notons que Holly Hunter dans La leçon de piano peut figurer dans la liste suivante.

4 – Artémisia d’Agnès Merlet. Vu à sa sortie, très très beau film sur l’art, la peinture, la passion, pas revu depuis mais souvenir magnifique. Avec la belle et délicate Valentina Cervi, le grand Miki Manojlovic – et un Michel Serrault seigneurial. Je ne sais pas bien ce qu’a réalisé Agnès Merlet ensuite. Pas assez de films je trouve.

Valentina Cervi dans Artemisia d’Agnès Merlet

5 – Moi, toi et tous les autres de Miranda July. Grande tendresse pour l’auteur, l’artiste, l’actrice et la réalisatrice. Très joli film doux, drôle et désespéré. Et poétique. Dans la famille de Noah Baumbach, du cinéma presque scandinave – mais rien à voir avec Bille August. July/August, c’est rigolo !

John Hawkes (Richard) et Miranda July (Christine)

Les 5 prestations d’actrices inoubliables

1- Toutes MES actrices de cinéma, évidemment. Emma de Caunes, Jeanne Rosa, Léa Drucker, Judith El Zein et Linh-Dan Pham dans Le bruit des gens autour ; Lucie Debay, Jeanne Rosa et Blandine Pélissier dans Un Français, et Luna Lou, Alma Jodorowsky, Pascale Arbillot et Lou Chauvain dans Juillet Août. Sans commentaire, avec amour et admiration. Et cela fait déjà plus de cinq !

2- Diane Keaton, disons dans Annie Hall, aussi dans Manhattan et tant d’autres. Base de discussion en matière de comédienne moderne – je vais rester dans les modernes. Tout recommence avec elle et son fameux “La-di-da”. L’intelligence, le charme, la drôlerie, la beauté, le culot.

Diane Keaton dans Annie Hall de Woody Allen

3- Elisabeth Shue dans Leaving Las Vegas. Pas la comédienne la plus connue au monde, ni la plus célébrée, mais on parle de rôles, et celui qu’elle tient dans ce formidable film de Mike Figgis m’a bouleversé. Nicolas Cage y est impérial grâce à elle. Une très très grande actrice, sans une très grande filmo, comme cela est souvent le cas.

Elisabeth Shue (Sera) et Nicolas Cage (Ben)

4- Charlotte Gainsbourg et Anouk Grinberg dans Merci la vie. Pour le film, pour Blier, et pour elles, splendides, libres, belles, dingues.

Charlotte Gainsbourg et Anouk Grinberg dans Merci la vie de Bertrand Blier

5- Cate Blanchett dans Carol – aussi dans La vie aquatique. Et parce que c’est la plus grande actrice que j’ai vu sur scène – chance de l’avoir vue sur scène, oui.

Cate Blanchett dans Carol de Todd Haynes

6- Zabou Breitman, dans le rôle de la remettante aux César 2015 et aux César 2016. Respect éternel.

 

©-Mathieu-Morelle ;Universal Pictures International France ; Première Heure ; Number 9 Films Ltd. / Wilson Webb

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