Lovelace

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La pipe reine

En 1972, est sorti la première vraie fiction porno de l’histoire du cinéma. « Gorge profonde » racontait la vie d’une femme, Lovelace, qui avait la particularité d’avoir un clitoris dans la gorge et développait ainsi un talent inédit pour la fellation.

Bankable

On a déjà tout dit, tout lu sur ce film, sur son incroyable succès, sur les millions de dollars (plus de 600 à travers le monde) qu’il a rapportés et ce n’est qu’assez tardivement qu’on s’est intéressé Linda, l’inconnue qui a joué Lovelace et tourné la tête à des millions d’hommes et rendu jalouses à peu près autant de femmes.

Lovelace à l'époque de Gorge profonde

La jeune femme, à vrai dire, n’avait rien pour devenir célèbre. Avec son physique de girl next door, Linda avait bien peu de chance de percer dans l’industrie cinématographique.

La rançon du succès

Son succès, elle doit finalement à une éducation trop stricte et à sa rencontre avec Chuck Traynor, mari très peu scrupuleux mais qui lui permettra de fuir sa famille ultra-conservatrice.

Peter Sarsgaard et Amanda Seyfried, Chuck et Linda

Son succès est spectaculaire et immédiat : en un jour, elle devient célèbre. Elle le paiera très cher, ne verra jamais la couleur de son cachet (1250 $) et ne sortira du calvaire que lui fait subir son mari qu’en échappant à son emprise et en se remariant avec un modeste vendeur de téléphone.  Ce qu’elle a raconté dans une autobiographie, « Ordeal », paru en 1980, et qui a décidé de son engagement comme militante anti-porno.

Double face

Le film ne va pas au-delà de cette histoire. Sa seule originalité en tant que biopic est de raconter l’histoire de Lovelace, en deux étapes : la première étant disons la version officielle, celle qui la mène de l’anonymat au succès, la seconde reprenant à peu près les mêmes épisodes de sa vie, mais de son point de vue à elle.On passe donc des honneurs des plateaux de cinéma à la vie pathétique d’une femme soumise à la violence de son mari et à son addiction au sexe et à l’argent.

Amanda Seyfried et Peter Sarsgaard, Linda et Chuck

L’ensemble est étrangement assez convenu. Et même si les acteurs ne déméritent pas, leurs personnages n’évitent jamais complètement la caricature, sauf justement celui de Lovelace, tenu par Amanda Seyfried, la jeune Sophie de « Mama Mia ».

Pas déméritant, mais pas excitant non plus.

De Rob Epstein & Jeffrey Friedman, avec Amanda Seyfried, peter Sarsgaard, Sharon Stone, James Franco, Juno Temple…

2013 – Etats-Unis – 1h33

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